Encore une menace des terroristes du M23 de « reprendre » Goma que le ministre Lambert Mende considère comme de la provocation !
Le ministre Lambert Mende indique que le gouvernement se réserve de réagir à la nouvelle provocation de l’affiché dirigeant des terroristes du M23 proférant à partir de son retranchement en territoire rwandais des accusations et menaces de reprendre la ville de Goma
Avec un moral de l’armée boosté par plusieurs mesures, l’affectation sur le front nord des meilleurs bataillions, une amélioration des soldes et des conditions de vie, une plus grande cohérence dans le commandement, la menace de se redéployer à Goma n’est qu’une provocation ourdie parles gens qui sont entrain de perdre la guerre.
A travers son porte-parole Lambert Mende, le Gouvernement de la République dit ne pas réagir face à des inepties débitées par un irresponsable qui ne semble pas maîtriser la dynamique aussi bien nationale qu’internationale. Il promet de s ‘exprimer quand Goma sera reprise par le M23.
Goma, capitale de la province du Nord-Kivu est toujours au centre de l’actualité politique. Après l’ultimatum de la Monusco suivi de la marche de protestation de la population de ce coin de la République, le temps était venu au M23, le samedi 03 août dernier, de monter au créneau pour menacer de recouper la ville de Goma si le Gouvernement ne donnait puis satisfaction à sa requête.
En effet, le M23 demande au Gouvernement congolais de démilitariser la ville de Goma et permettre le déploiement d’une compagnie de l’Armée Révolutionnaire Congolaise a l’aéroport de la ville conformément à la déclaration des Chefs d’état des Pays membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands-Lacs, CIRGL en sigle, rendue publique le 24 novembre 2012 qui avait présidé, en son temps, au retrait de notre Mouvement de la ville du Goma et qui constitue la base politique et juridique des pourparlers politiques actuels.
« En cas du non-respect par le Gouvernement de ladite déclaration, notre Mouvement se réserve le droit de se référer à la Conférence Internationale sur la Région des Grands-Lacs pour qu’il soit remis dans ses droits, y corn pris le redéploiement des unités de l’Armée Révolutionnaire Congolaise dans leurs positions d’avant le 24 Novembre 2012, indique le communiqué signé par Bertrand Bisimwa, son président.
Aucune réaction pour le Gouvernement
Face aux accusations des rebelles du M23, ainsi que leur menace de réoccuper la ville de Goma, nombreux sont ceux-la qui auraient voulu que le Gouvernement de la République réponde et donne finalement sa position. Interrogé par la presse, Lambert Mende, ministre des Médias, Initiation à la nouvelle citoyenneté et Relations avec le parlement a indiqué , que son Gouvernement n’avait aucune réaction, ni aucun commentaire à faire face à de telles inepties débitées par un irresponsable qui ne semble pas maîtriser la dynamique aussi bien nationale qu’internationale.
Il attend pour cela que Goma soit reprise par le M23 pour que son Gouvernement s’exprime. Lambert Mende a laissé entendre qu’il y a beaucoup de provocations il vont être ourdies par les gens qui sont entrain de perdre plus précisément la guerre. Donc, cela ne peut impressionner personne, dit-il.
Pour sa part, François Mwamba Tshishimbi, Coordonnateur. du Mécanisme de suivi de l’Accord-cadre d’Addis Abeba a réagi presque dans le même sens, arguant qu’il s’agit des allégations mensongères débitées par le M23. Pour lui, le Gouvernement de la République est à Kampala ça fait 8 mois maintenant. « Puis qu’il fallait faire un rapport de notre engagement entant que Gouvernement, puisqu’il nous a été demandé d’examiner s’il y avait des revendications, légitimes, cela a été fait », a-t-il indiqué, avant d’ajouter qu’à ce jour, la délégation de la Rdc n’a jamais quitté Kampala et ne sait pas de quoi le président le M23 parle.
S’agissant des menaces, François Mwamba a laissé entendre qu’il est impressionné par les propos de Bertrand Bisimwa. Tout le monde doit constater que les gens qui se disent être congolais menacent de reprendre Goma pour la donner a qui ? Où est ce qu’ils vont amener Goma et pendant combien de temps ? », s’est-t-il exprimé, tout en constatant que tout cela n’a aucun sens.
A la question de savoir ce qui reste a faire, François Mwamba pense que des lois qu’on a déjà discuté depuis 8 mois, dés lors que la Rdc a mis sur la table une proposition d’accord final, s’ils ont (les rebelles du M23) quelque chose à dire à la nation congolaise, c’est le moment de le dire. Il a soutenu que chaque citoyen congolais a tout simplement compris et est déterminé à défendre la nation congolaise.
C’est comme si le M23 vit dans une autre planète où il ne sait pas qu’après leur retrait de Goma et le début des pourparlers à Kampala, un Accord-cadre a été signé en février 2013 dans lequel les pays UeIa Region des Grands Lacs se sont engages à mettre un terme au foisonnement des groupes armés. De même, une Brigade d’intervention a été créée par la résolution 2098 et dont le mandat consiste à traquer les groupes armés de l’Est, y compris le M23 qui est soutenu par le Rwanda.
Les vraies raisons
Depuis plusieurs semaines, les forces du M23 qui connaissent cependant de nombreuses désertions, ont subi de lourdes pertes et ont été chassées des positions qu’elles occupaient autours de la ville de Goma. Au même moment, l’armée congolaise, sur le même front, a déployé trois de ses meilleurs bataillons, sait quelque 2.000 hommes au total.
En réalité, les rebelles du M23 constatent que les pourparlers de Kampala, censés trouver une issue politique à la crise, se trouvent dans l’impasse, entre autres parce que le gouvernement, désireux de mettre fin à l’impunité, refuse désormais d’intégrer les officiers et les cadres du M23 et Ies leaders du mouvement estiment qu’ils n’ont pas obtenu les garanties souhaitées. Ce qui expliquerait la tentation de jouer le tout pour le tout » et de jeter leurs dernières forces dans la, bataille pour reconquérir la ville de Goma si des réponses ne sont pas données à leurs désidératas.
Us oublient vite que du côté gouvernemental, le moral de l’armée a été « boosté » par plusieurs mesures, à savoir l’affectation sur le front nord des meilleurs bataillons, une amélioration des soldes et des conditions de vie, une plus grande cohérence dans le commandement, surtout depuis la suspension du général Amisi. Les FARDC « new look » ne cachent pas leur souhait de « régler » une fois pour toutes le sort du M23 et d’autres mouvements rebelles, rétablissant ainsi l’autorité de l’Etat sans attendre la Brigade d’intervention africaine qui n’en finit pas de se déployer en répétant qu’elle ne fera pas le travail à la place des Congolais ».
En plus, le M23 devra comprendre que le temps ne plaide plus en sa faveur, d’autant que la ville de Goma n’est plus ce qu’elle était en 2012. Car, en plus de la Manusco, toutes les troupes invitées de la Brigade Internationale d’intervention sont déjà présentes à Goma, et n’attendent que le go pour lancer les hostilités. Dans le même ordre d’idées et comme il a été ci-haut dit, les FARDC ont certaines de leurs meilleurs unités déployées dans la ville de Goma prêtes à renvoyer le M23 aux études au Rwanda.
Voilà qui pousse beaucoup à dire que le M23 n’a ni les moyens matériels, logistiques, ni Ies hommes nécessaires pour refaire cette aventure qui serait suicidaire pour eux. Le Rwanda qui lui apporte l’essentiel des troupes réfléchit déjà et demande même des explications, au regard des dernières mortes dans ses propres rangs.
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