Un ultimatum des 15 jours accordé aux groupes armés congolais pour désarmer et intégrer l’armée régulière de la RDC.
Un ultimatum des 15 jours vient d’être accordé aux groupes armés locaux encore actifs en province du Nord-Kivu à désarmer afin de choisir entre l’intégration des Forces armées de la République Démocratique du Congo, Fardc, ou encore la démobilisation pour ainsi mettre un terme auxconflits en territoire de Masisi en particulier et sur toute l’étendue de cette province en général.
Cette période de grâce est issue du dialogue social au sommet initié et tenu ce vendredi 09 novembre sous la médiation du gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku,à l’intention des délégués des couches sociales établies en territoire de Masisi, des responsables militaires et des membres du conseil provincial de sécurité.
D’entrée de jeu, le Gouverneur Julien Paluku a exprimé son inquiétude au vu des connotations ethniques; des maux qui rongent le Nord-Kivu. II a dénoncé l’hypocrisie qui anime et hante les esprits des certains notables qui, au lieu d’asseoir le dialogue, vont jusqu’à devenir destireurs des ficelles.
Dans une mise au point à la presse, Madame Marie Shematsi Baeni, ministre provinciale du Plan et Budget au Nord-Kivu, a révélé les avancées jusque là enregistrées dans le cadre de la sensibilisation d’une grande partie des combattants du territoire de Masisi au terme des séances du dialogue social entamé en début septembre écoulé dans les localités de Kashuga et Kichanga.
Près des neuf cent élémentsayant entendu la voix de la raisonissus du groupe Nyatura attendent l’intégration à Mushaki, a-t-elle annoncé tout en faisant état des avancées enregistrées dans le camp de l’Armée du peuple pour un Congo souverain, APCLS dont des éléments également en regroupement à Nyabiondo en attente de leur intégration. Il s’agit d’une chance aux enfants égarés pour qu’ils intègrent la voie légale de défendre et servir le pays sous le drapeau et les tireurs de ficelle subiront la rigueur de la loi.
L’ultimatum s’adresse à tous les groupes armés établis à travers les six territoires que compte la Province et le Général Gabriel Amisi Kumba, commandant des forces terrestres a décrié la prolifération des groupes armés en cette période où le processus d’intégration est enclenché. « Les leaders tireurs des ficelles seront arrêtés et traduit en justice » a-t-il prévenu.
En plus de la formation des personnes considérées comme tireurs de ficelle appelés à être placé chacun devant ses responsabilités, les participants ont émis le vœu de voir s’accélérer le déploiementdes unités des FARDCdans les localités pour sécuriser les populations.
La mise sur pied des trois commissions chargées respectivement politico-administrative, de l'humanitaire et réconciliation et de la mise en place des comités locaux permanents de conciliation, CLPC, sont entre autres les recommandations formulées au terme des assises.
Le Gouverneur Julien Paluku Kahongya dément catégoriquement toute prétendue coopération avec les FDLR. : Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya a, au cours d'un point presse tenue ce jeudi 05 juillet, en sa résidence officielle, démenti catégoriquement les allégations faisant étant d'une prétendue coopération de sa part avec les rebelles rwandais des forces démocratiques pour la libération du Rwanda, Fdlr. Au cours de ce face-à-face avec la presse, l'autorité provinciale a tout d'abord éclairé l'opinion au sujet des efforts entrepris par la République Démocratique du Congo dans le cadre du rapatriement des rebelles et autres réfugiés rwandais ... lire la suite
COMMUNICATION DU GOUVERNEMENT DE LA RDC SUR LA SITUATION SECURITAIRE AU KIVU. : Le 30 avril 2012, une mutinerie éclatait dans trois unités des FARDC au Nord et au Sud Kivu. D’anciens membres de groupes armés intégrés récemment dans l’armée avaient déserté avec leur ancien chef, Bosco Ntaganda, pour tenter de lancer une énième rébellion armée à l’Est. On observera peu après des tentatives similaires ... lire la suite