LE DIALOGUE DE KAMPALA A SES MERITES AU DELA DE TOUT.
Il est une chose que l'on ne comprend pas du Congolais ; c'est de maudire son propre pays et condamner tout en étant lui-même coupable.
Une certaine classe et génération de « critique-tout-pour-rien » est née depuis une décennie en RDC et elle est une symbiose des aigris, sophistes, semeurs -a tout- vent, donneurs de leçon, diaspora, manipulateurs, opportunistes, incultes-avertis, distraits et politiciens a tout vendre pour arriver au pouvoir et ...même journalistes.
Pendant que j'écris cette tribune le facilitateur est en réunion, comme tous les jours (sauf en cas de voyage diplomatique) avec le chef de la délégation du gouvernement aux assises de Kampala. Le dialogue de Kampala ne s'est jamais arrêté, n'a jamais connu de pause malgré les tiraillements et autre moments de manque de plénières. Les équipes et commissions en 4 membres ou élargies et des appels téléphoniques, des rencontres par deux, des tête-à-tête sont permanents loin des cameras et micros. L'article 28 du règlement interdit d'ailleurs aux membres de tout dire, à tout le monde et n'importe comment. C'est aussi malheureusement la raison des fausses analyses, inventions sensationnelles et rumeurs. Pourtant un dialogue ce n'est pas toujours la plénière a elle seule. Ceci n'intéresse en rien les nouveaux intellectuels Congolais blasés sur de l'apparat et inconscients du danger de ce qu'ils logent dans les esprits loin de la zone de guerre du Nord-Kivu.
Ceux qui entonnent les champs funèbres du dialogue de Kampala, savent-t-ils que les déplacés de guerre pensent le contraire de leurs requiem ? Combien de déplacés de Mugunga, plus d'un millier de personnes qui attendent que le dialogue de Kampala soit le début ou l'espoir de retourner dans leurs villages et champs de Masisi et Rutchuru, que le M23 dépose les armes, que le gouvernement écoute et réponde aux demandes légitimes des rebelles, que la suite soit décisive et salutaire ?
Comment un Congolais qui a la compassion de la population de Goma peut-t-il claironner l'alarme d'un glas qui sonne pour Kampala sans savoir que les rebelles du M23 campent sur leurs positions au Nord de l'aéroport, Munigi, Kanyarutchinya et que l'inquiétude est endémique dans la ville de pierres qu'elle soit reprises par des conquistadors ?
Chanter l'échec du dialogue de Kampala, quand on n'est pas à Kampala, quand on ne connait pas ce qui se passe jour et nuit entre les salles de réunions, les « va-et-vient » du facilitateur écartelé entre les deux Hôtels (Speke Resort pour la délégation du gouvernement et Silver Springs ou nichent les rebelles du M23) c'est tout simplement ignorer que l'on travaille contre la population du Nord-Kivu et en particulier celles de Rutchuru,Jomba,Rumangabo,Rugari,KibumbaGoma qui elles, veulent attendre qu'il ya eu un accord de Kampala qui peut les sécuriser.
C'est vrai que le dialogue de Kampala est devenu une attente voulue par tous, pourtant dès son départ il ne fallait pas se faire des illusions. Les rebelles ne sont pas des enfants de cur et le gouvernement refuse toute humiliation.
Il y a pourtant une certaine avancée car le prétexte de la guerre immédiate telle que vécue depuis fin Avril 2012, les rumeurs des accords secrets, la lourdeur administrative de Kinshasa pour résoudre certains petits faits depuis 2009 ont été mis sur table dans le premier point de l'ordre du jour qui est l'évaluation de l'accord de Goma.
Les intrigues, les échappatoires, les efforts, les colères, les petites phrases sont un ensemble qui se malaxe dans ces assises. En vouloir un échec même si sa durée exaspère est une erreur. Pour savoir le fond de cette guerre et comment les rebelles ont été sommés de quitter la vile de Goma après sa prise peut inspirer les hommes de bonne volonté. Mais comme dans des intérêts et la course au pouvoir, aussi bien dans la haine et l'obstination il n'ya pas de bonne volonté on peut tout de même avoir du bon sens. Si ce dialogue de Kampala n'était pas convoqué en un temps record après la rencontre du 20 Novembre 2012, entre les présidents des trois pays antagonistes (RDC-RWANDA-OUGANDA) et si la RDC n'avait pas imaginée des scenarii pour stopper l'avancée du M23 au delà de Sake (27km au Sud-Ouest de Goma) on aurait une autre configuration de cette guerre. Alors c'est tout aussi utile de ne pas donner un cheque en blanc aux pourparlers de Kampala mais proclamer son avortement, sa mort précoce, lui nourrir des anesthésies empoisonnées des calculs politiciens et en vouloir un prématuré sans espoir du lendemain c'est ne pas aimer la ville de Goma ni le Nord-Kivu. C'est prêcher contre sa propre maison et donner raison a ceux qui pensent qu'en RDC il, y a rien pendant que ce sont eux qui y créent « des problèmes » afin que la RDC soit « Un problème ».
Le Gouverneur Julien Paluku Kahongya dément catégoriquement toute prétendue coopération avec les FDLR. : Le gouverneur de la province du Nord-Kivu, Julien Paluku Kahongya a, au cours d'un point presse tenue ce jeudi 05 juillet, en sa résidence officielle, démenti catégoriquement les allégations faisant étant d'une prétendue coopération de sa part avec les rebelles rwandais des forces démocratiques pour la libération du Rwanda, Fdlr. Au cours de ce face-à-face avec la presse, l'autorité provinciale a tout d'abord éclairé l'opinion au sujet des efforts entrepris par la République Démocratique du Congo dans le cadre du rapatriement des rebelles et autres réfugiés rwandais ... lire la suite
COMMUNICATION DU GOUVERNEMENT DE LA RDC SUR LA SITUATION SECURITAIRE AU KIVU. : Le 30 avril 2012, une mutinerie éclatait dans trois unités des FARDC au Nord et au Sud Kivu. D’anciens membres de groupes armés intégrés récemment dans l’armée avaient déserté avec leur ancien chef, Bosco Ntaganda, pour tenter de lancer une énième rébellion armée à l’Est. On observera peu après des tentatives similaires ... lire la suite