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NOUVELLES DE LA PROVINCE DU NORD-KIVU
 

Goma, le 24-02-2009

Début du désengagement promis par le Chef de l'Etat des troupes rwandaises engagées dans la traque des FDLR à l'Est de la RDC

 

Comme promis et annoncé par le Chef de l'Etat, les troupes rwandaises engagées aux côtés des FARDC dans les opérations conjointes de traque contre les rebelles rwandais refugiés dans la partie Est de la RDC commencent à se retirer du territoire congolais.

C'est un véritable coup de poker. Il a tenté une mise extrêmement périlleuse, mais le ciel s'est montré plus clément que prévu. La promesse solennelle de Joseph Kabila à la Nation lors de son point de presse du 31 janvier devient une réalité. « Après le 28 février, il n'y aura aucun soldat étranger sur le sol congolais », s'était exclamé le Chef de l'Etat. Contre toute attente, cet engagement va connaître une réalisation avant terme. En effet, ce mercredi 25 février aura lieu la cérémonie officielle marquant le retrait des troupes rwandaises du Congo.


Mais déjà, l'on observait, dès samedi 21 février, le desengagement de ces troupes à l'intérieur du Nord-Kivu. Quittant toutes les zones de conflit à Walikale, Masisi et ailleurs, les éléments de la RDF refluent vers Goma où ils vont attendre d'être acheminés par camions au Rwanda, après bien entendu, la cérémonie du 25 février. La traque des FDLR a touché son fond. Comme l'a constaté l'administration américaine, par la bouche de son ambassadeur en poste à Kinshasa, les opérations conjointes FARDC-RDF, ont été un franc-succès. Toutes les zones jadis occupées par les rebelles rwandais sont désormais tombées dans l'escarcelle du gouvernement congolais. Certes, des poches résiduelles de la rébellion rwandaise demeurent. Mais la coalition RDC-Rwanda refuse de leur accorder la moindre chandelle. Parce que, estime le gouvernement congolais, l'objectif prioritaire a été atteint.

Ce qui a fait dire à son porte-parole : « Nous avons cassé l'ossature du commandement des FDLR, brisé leurs quartiers généraux et déclenché le mouvement le plus important de rapatriement volontaire vers le Rwanda depuis 15 ans, avec près de 3.500 FDLR rapatriés ou en voie de l'être ».

Même    note d'optimisme du côté de Kigali. Selon le porte-parole de l'armée rwandaise, Jill Rutaremara, les soldats de son pays ont atteint leurs objectifs, même si ces rebelles n'ont pas complètement été anéantis. L'essentiel est fait. Le reste de la besogne va échoir aux forces gouvernementales congolaises – les FARDC et la PNC en l'occurrence – qui avec l'aide de la Monuc vont poursuivre la traque. C'est dire que les FDLR ne connaîtront aucun répit. Même si, pour l'heure, le porte-parole de la MONUC ne s'est pas montré totalement affirmatif sur la participation de cette dernière à la poursuite des opérations, l'âge d'or de la rébellion rwandaise en terre congolaise aura bientôt vécu.

Plusieurs diplomates occidentaux en poste à Kinshasa restent de cet avis. Pour eux, les FDLR ont été sensiblement affaiblis, même s'ils maintiennent une certaine capacité de nuisance.

Vae victis

Au détour de ce feuilleton militaro-politico­-diplomatique, on se retrouve en face d'un « scénario pathétique où il y a , comme dans toute affaire de ce genre, des gagnants et des perdants dans le microcosme politique, congolais. Tout s'est déroulé comme dans un pan très sévère. Le Président Kabila a gagé la paix et la stabilité contre une mise à haut risque. Une certaine frange politique a gagé le contraire et l'a mis au défi de prouver qu'il n'a pas trahi la Nation. Ne sachant rien prouver avant la fin de la partie, le numéro un congolais a cru utile d'éclairer l'opinion publique à travers un point de presse. Malheureusement la tension n'a fait que monter.

C'est à ce point que 262 pétitionnaires ont poussé leur témérité jusqu'à faire douter de la stabilité de la majorité parlementaire. Mais aujourd'hui, envers et contre tous, Joseph Kabila a gagné son pan. Allons-nous vivre la logique romaine qui veut qu'il y ait inévitablement malheur aux vaincus ? Il semble que non. En tout cas, le Chef de l'Etat ne saurait nullement s'engager dans des règlements de compte de type politicien. Il sait et il a compris que le coup de gueule de certains est à mettre sur le compte des dérapages inhérents à toute jeune démocratie. II sait en conséquence que lorsqu'un enfant apprend à parler, il faut se garder de compter les écorchures qu'il va causer à la langue, car c'est à ce prix qu'il doit apprendre.

Toutefois, cette affaire doit servir de leçon à toute la classe politique. A la majorité en particulier. Après les dérapages observés autour de l'entrée des troupes rwandaises, l'heure du retour inconditionnel dans les rangs a sonné. Et, on devra éviter de céder à l'émotion avant toute raison. Les charges étatiques imposent une discipline qu'aucune indisposition ne doit être en mesure de rompre. Les procès d'intention sont à éviter désormais et à tout prix. Le moins que pouvaient faire tous les frondeurs, c'était d'attendre l'après 28 février avant d'ouvrir un procès contre l'exécutif congolais.

Car, aujourd'hui que le départ des troupes rwandaises est une évidence, que le gouvernement a refusé un délai supplémentaire aux troupes ougandaises en province Orientale, que devient toute la contestation orchestrée contre le Chef de l'Etat ? Rien, sinon un contre ­-procès de la gène et pourquoi pas de la honte à l'endroit de ses auteurs. Lesquels doivent vivement aller à Canossa.

(DN/Milor/GW/Yes)

Le Palmarès

 

Last edited: 23/02/2009 13:13:54

 

 
 

Réunion bilatérale 4+4 RDC-RWANDA : Communiqué Conjoint

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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