Goma,
le 24-12-2008
Le Conseil
de Sécurité demande que la Priorité
soit
accordée
à la Protection des Civils

Le Conseil de sécurité
des Nations Unies a prorogé le lundi 22 décembre
2008 le mandat de la Mission des Nations Unies en
République Démocratique du Congo (MONUC)
d’un an, tout en renforçant ses effectifs
et en réorientant ses priorités sur
la protection des populations civiles affectées
par la violence dans les provinces de l’Est
encore aux prises avec des guerres.
Par l’adoption à l’unanimité
de la résolution 1856 (2008), les 15 membres
du Conseil de Sécurité des Nations Unies
autorise le déploiement de 19.815 militaires,
760 observateurs militaires, 391 policiers et 1.050
agents des unités de police formées
dans ce vaste pays de l’Afrique centrale au
cours de l’année 2009.
Le Conseil a souligné l'importance
d'employer «tous les moyens nécessaires»
à sa disposition, y compris des règles
d'engagement robustes, pour assurer la protection
non seulement des civils, mais également du
personnel humanitaire ainsi que du personnel et des
installations des Nations Unies.
En outre, le Conseil a invité
les gouvernements de la région à prendre
des mesures efficaces pour empêcher l'appui
trans-frontalier à tout groupe armé
illégal à l’Est de la RDC.
La résolution exhorte les
gouvernements des pays de la région, notamment
la RDC, le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi à
résoudre leurs problèmes communs de
sécurité et frontaliers et à
prendre des mesures appropriées pour mettre
fin au commerce illicite des ressources naturelles.
Le Conseil a également salué, en particulier,
le progrès accompli au niveau élevé
des entretiens bilatéraux entre les gouvernements
de la RDC et du Rwanda.
En condamnant les offensives répétées
du Congrès national pour la défense
du peuple (CNDP) dans le Nord Kivu, les attaques par
le Lords Resistance Army (LRA) dans la province d'Orientale
et les hostilités déclenchées
par les groupes armés illégaux en Ituri,
le Conseil a invité tous les groupes armés
à déposer immédiatement leurs
armes, et à se présenter sans aucun
préalable aux autorités congolaises
et à la MONUC, pour leur désarmement,
rapatriement et/ou réintégration.
A travers ce texte, le Conseil présente
les détails sur les responsabilités
de la mission dans la démobilisation des groupes
armés, de la réforme du secteur de la
sécurité et dans la sécurisation
du territoire congolais.
S’agissant de la responsabilité
de la MONUC dans la promotion de l’état
des droits, le Conseil accorde une attention particulière
aux droits de l'homme, de la femme, des enfants et
d'autres groupes vulnérables. Il demande que
toutes les parties se conforment aux préceptes
humanitaires et aux processus de paix, et mette fin
à l'utilisation des enfants soldats et aux
obstacles à l'accès humanitaire.
A cet effet, le Conseil a rappelé
la nécessité de traduire en justice
ceux qui ont commis des crimes et des atrocités,
notamment dans la partie Est du pays.
Embargo sur les armes
Le Conseil de sécurité
a également à la même occasion
condamné le trafic illicite des armes qui se
poursuit en République démocratique
du Congo, et décidé de proroger l'embargo
sur les armes dans le pays ainsi que le régime
de sanctions y afférent, avec quelques modifications,
jusqu'au 30 novembre 2009.
Adoptant à l'unanimité
la résolution 1857 (2008), le Conseil a également
prorogé le mandat du Groupe d'experts qu'il
avait établi pour surveiller l’application
des sanctions jusqu'à la même date, après
avoir réitéré sa profonde préoccupation
au sujet de la présence continue des groupes
armés dans la partie orientale de ce vaste
pays d’Afrique centrale, exigeant qu'ils se
conforment aux accords récents.
Le régime de sanctions, établi
en 2003 à la suite du conflit multipartite
dévastateur dans le pays, comprend une interdiction
des armes destinées aux groupes armés
ne faisant pas partie des forces de sécurité
gouvernementales ou de la Mission des Nations Unies
(MONUC).
Il comprend également une
interdiction de voyage et un gèle des avoirs
pour ceux violent l'embargo, commettent des violations
de droits de l'homme, empêchent le désarmement
et la démobilisation des groupes armés
ou soutiennent ces derniers à travers l'exploitation
illégale des ressources naturelles.
Le Conseil a élargi le mandat
de son sous-comité chargé d’administrer
le régime de sanctions, décidant que
ce comité garderait la liste des individus
et entités passibles des sanctions prévues,
aussi précise et aussi à jour que possible.
Le Conseil a invité tous les
états, en particulier ceux de la région,
à faire rapport à ce comité sur
les actions qu'ils ont entreprises en application
ces mesures.
Le Conseil passera en revue les mesures
déterminées dans la résolution
en temps opportun, mais pas plus tard que le 30 novembre,
à la lumière de la consolidation de
la situation sécuritaire, en particulier, le
progrès dans la réforme du secteur de
la sécurité et dans les processus de
désarmement, de démobilisation, de rapatriement,
de réinstallation et de réintégration
des groupes armés congolais et étrangers.
MONUC
23 déc. 08 - 16h39
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