Goma,
le 23-12-2008
Le mandat de la MONUC prolongé d'un
an
renforcé
Le Conseil de sécurité
de l'ONU a prolongé lundi d'un an, tout en
le renforçant, le mandat de la Mission des
Nations Unies en République démocratique
du Congo (MONUC) en intégrant notamment quatre
propositions faites par la Belgique, dont la possibilité
d'agir davantage contre l'exploitation des ressources
naturelles, a-t-on appris de source diplomatique.
Dans sa résolution 1856 adoptée
dans l'après-midi heure locale à l'unanimité,
en présence du ministre belge des Affaires
étrangères, Karel De Gucht, le Conseil
a prolongé le mandat de la MONUC jusqu'au 31
décembre 2009, avec des effectifs maintenus
à niveau (plus de 22.000 Casques bleus, observateurs
et policiers).
Le mandat actuel expirait le 31
décembre prochain, mais la persistance des
tensions dans l'est de la RDC, théâtre
d'affrontements depuis fin août entre l'armée
congolaise et la rébellion du général
tutsi Laurent Nkunda, avait rendu sa prolongation
inéluctable.
Dans sa résolution 1843,
adoptée le 20 novembre, le Conseil avait déjà
autorisé "une augmentation temporaire
d'un maximum de 2.785 hommes des effectifs militaires"
de la MONUC "et de 300 hommes au maximum de ses
effectifs de police". La MONUC compte déjà
quelque 17.000 Casques bleus et policiers.
Lundi, le Conseil a autorisé
"le maintien d'effectifs pouvant atteindre 19.815
militaires, 760 observateurs militaires, 391 personnels
de police et 1.050 membres d'unités de maintien
de l'ordre" jusque fin décembre 2009.
La résolution demande à la MONUC "d'accorder
la priorité absolue à la réponse
à apporter à la crise des Kivus, en
particulier en ce qui concerne la protection des civils".
Sur proposition de la Belgique, quatre éléments
ont été intégrés dans
le nouveau mandat, dont la possibilité pour
la MONUC d'organiser de sa propre initiative des opérations
contre les groupes armés, mais en concertation
avec les Forces armées de la RDC (FARDC) et
le renforcement du rôle de la MONUC dans la
lutte contre l'exploitation illégale des ressources
naturelles - qui est l'une des causes principales
de la persistance des violences à l'est de
la RDC.
La résolution appelle aussi
les autorités congolaises à progresser
rapidement dans la réforme en profondeur du
secteur de sécurité (armée, police
et justice). Elle contient enfin un appel au secrétaire
général de l'ONU, Ban Ki-moon, à
renforcer l'organisation de la MONUC, notamment en
élaborant des règles d'engagement claires
(les circonstances dans lesquelles les Casques bleus
peuvent faire usage de la force).
La Libre.be
|