NOUVELLES DE LA PROVINCE DU NORD-KIVU

Goma, le 01-07-2011      

Le Conseil de Sécurité proroge d’un  an le mandat  de la mission de l’ONU pour la stabilisation de la paix dans ce pays


      Le Conseil de sécurité a décidé, ce matin, de proroger jusqu’au 30  juin 2012 le mandat de la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation de la paix en République démocratique du Congo (MONUSCO).

      Aux termes de la résolution 1991 (2011) adoptée à l’unanimité de ses 15 membres, le Conseil réaffirme que la protection des civils doit  être la priorité lorsqu’il s’agit de décider de l’usage des capacités et des ressources disponibles.  Le Conseil réaffirme également que le  Gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) est responsable au premier chef de la sécurité, de la consolidation de la  paix et du développement dans le pays.

      De même, il incombe au premier chef au Gouvernement de la RDC et à ses partenaires nationaux de créer des conditions propices à la tenue des prochaines élections.  Le Conseil de sécurité prie donc  instamment le Gouvernement d’instaurer un climat favorable à la tenue, « en temps voulu », d’élections libres et régulières, crédibles et transparentes.  Dans ce cadre, il demande à la     Commission électorale nationale indépendante, aux partis politiques  et aux autorités congolaises compétentes de mettre en œuvre sans tarder des codes de conduite, et de veiller à ce que les observateurs nationaux et internationaux soient rapidement accrédités.  Le Conseil décide aussi que la MONUSCO prêtera son concours pour l’organisation et la tenue des élections sous forme d’un appui technique et logistique.

      Par la résolution 1991, le Conseil de sécurité exige également de tous les groupes armés, en particulier les Forces démocratiques de  libération du Rwanda (FDLR) et l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), qu’ils cessent immédiatement de commettre des actes de violence et des violations des droits de l’homme contre la population civile en RDC, en particulier sur la personne de femmes et d’enfants,y compris le viol et les autres formes de violence sexuelle, et se  démobilisent.

      LA SITUATION CONCERNANT LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO


      Rapport du Secrétaire général sur la Mission de l’Organisation des  Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du  Congo (S/2011/298)

      Texte de la résolution S/RES/1991 (2011

      Le Conseil de sécurité,


      Rappelant ses résolutions et les déclarations de son président sur la   République démocratique du Congo,


      Réaffirmant son attachement à la souveraineté, à l’intégrité  territoriale et à l’indépendance politique de la République
      démocratique du Congo,

      Soulignant que c’est au Gouvernement de la République démocratique du Congo qu’il incombe au premier chef d’assurer la sécurité sur son territoire et de protéger les civils, dans le respect de l’état de  droit, des droits de l’homme et du droit international humanitaire,

      Conscient que dans l’ensemble la situation sur les plans de la paix  et de la sécurité en République démocratique du Congo s’est améliorée ces dernières années,

      Soulignant que de graves problèmes de sécurité continuent de se poser en République démocratique du Congo, notamment la présence continue de groupes armés dans les Kivus et la Province Orientale, les graves atteintes et violations des droits de l’homme et actes de violence contre les civils, le peu de progrès accomplis dans la mise en place  d’institutions de sécurité nationale garantes de l’état de droit  professionnelles et responsables, et l’exploitation illicite des  ressources naturelles,

      Se félicitant du renforcement de la coopération dans la région des  Grands Lacs et engageant les pays à redoubler d’efforts pour
      promouvoir la paix et la stabilité dans la région, notamment dans le cadre des mécanismes régionaux existants, et œuvrer au développement économique de la région,

      Soulignant que la tenue en temps voulu d’élections pacifiques,  crédibles et transparentes ouvertes à tous, conformément à la
      constitution et aux normes internationales est une condition sine qua  non de la consolidation de la démocratie, de la réconciliation
      nationale et de la restauration d’un climat stable, pacifique et  sécurisé dans lequel la stabilisation et le développement
      socioéconomique peuvent progresser en République démocratique du Congo, et insistant sur la nécessité de promouvoir la participation  des femmes au processus électoral,


      Conscient qu’il importe de soutenir l’entreprise de consolidation de la paix pour faire avancer la stabilisation du pays, soulignant
      l’importance du développement économique pour assurer la  stabilisation et la consolidation de la paix à long terme, et
      insistant sur la nécessité d’un appui international continu pour  assurer le lancement des activités de relèvement rapide et poser les  bases d’un développement durable,

      Demeurant très préoccupé par la situation humanitaire et le niveau  constamment élevé des violences et des violations des droits de l’homme commises à l’encontre des civils, condamnant en particulier  les attaques dirigées contre la population civile, les violences
      sexuelles et sexistes généralisées, le recrutement et l’emploi  d’enfants par les parties au conflit, les déplacements forcés de
      population et les exécutions extrajudiciaires et réaffirmant qu’il  faut poursuivre rapidement tous les auteurs des violations des droits  de l’homme et du droit international humanitaire, priant instamment le Gouvernement de la République démocratique du Congo, agissant en  coopération avec l’Organisation des Nations Unies et les autres acteurs concernés, de prendre des mesures appropriées pour faire face  à ces problèmes, y compris dans Walikale et assurer la sécurité des victimes et leur fournir une assistance médicale, juridique et humanitaire, ainsi que d’autres formes d’assistance,

      Rappelant ses résolutions 1325 (2000), 1820 (2008), 1888 (2009),1889 (2009) et 1960 (2010) sur les femmes, la paix et la sécurité,1894 (2009) sur la protection des civils en période de conflit armé et 1882 (2009) sur les enfants et les conflits armés, ainsi que les conclusions de son groupe de travail sur les enfants et les conflits  armés qui concernent les parties au conflit armé de la République démocratique du Congo, notamment en ce qui concerne l’adoption de  plans d’action en vue de mettre un terme au recrutement et à l’emploi  d’enfants,

      Condamnant toutes les attaques lancées contre les soldats de la paix de l’Organisation des Nations Unies et le personnel humanitaire, quels qu’en soient les auteurs, et insistant pour que les responsables de ces attaques soient traduits en justice,

      Conscient des sacrifices considérables que la MONUSCO a consentis, et   la remerciant pour ce qu’elle fait pour asseoir la paix et la  stabilité en République démocratique du Congo,

      Soulignant qu’il importe que les Nations Unies et la communauté  internationale continuent de concourir à la restauration de la
      sécurité et au développement à long terme de la République démocratique du Congo,

      Engageant les acteurs internationaux compétents à soutenir l’action menée et à apporter leur concours en vue d’assurer la restauration  des services de base, en particulier dans les zones de la République démocratique du Congo touchées par le conflit,

      Appelant l’Union africaine et toutes les organisations sous-régionales compétentes à s’employer davantage à soutenir les
      efforts de stabilisation en République démocratique du Congo,

      Prenant note du rapport du Secrétaire général sur la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République  démocratique du Congo, daté du 12 mai 2001, et de ses recommandations,


      Considérant que la situation en République démocratique du Congo continue de menacer la paix et la sécurité internationales dans la  région,

      Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,

      1.    Décide de proroger jusqu’au 30 juin 2012 le mandat de la  Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation de
      la paix en République démocratique du Congo (MONUSCO), tel qu’il résulte des paragraphes 2, 11 et 12 a) à p) et r) à t) de sa
      résolution 1925 (2010), réaffirme que la protection des civils doit être la priorité lorsqu’il s’agit de décider de l’usage des capacités
      et ressources disponibles et encourage en outre la MONUSCO à continuer d’appliquer les mesures novatrices qu’elle a mises en œuvre pour assurer la protection des civils;

      2.    Réaffirme que le Gouvernement de la République démocratique du  Congo est responsable au premier chef de la sécurité, de la consolidation de la paix et du développement dans le pays et l’ encourage à rester fermement décidé à pourvoir à la protection de la  population civile et à se doter à cette fin de forces de sécurité professionnelles et durables, et à assurer l’état de droit et le      respect des droits de l’homme, à promouvoir les solutions non militaires comme partie intégrante de l’action générale tendant à      réduire la menace que constituent les groupes armés congolais et  étrangers et à rétablir pleinement l’autorité de l’État dans les      zones libérées des groupes armés;

      3.    Se félicite du renforcement des échanges avec le Gouvernement de la République démocratique du Congo, réaffirme que les graves problèmes que rencontre le pays au moment où il entre dans une phase de stabilisation et de consolidation de la paix exigent un partenariat stratégique avec les Nations Unies, y compris la MONUSCO,se félicite de l’optique constructive que les autorités congolaises  ont adoptée à cet égard, en particulier dans le cadre du processus d’évaluation conjointe, et encourage la poursuite des discussions menées à cette occasion en vue de donner au Conseil les moyens de continuer à prendre des décisions éclairées en ce qui concerne toute reconfiguration de la Mission conformément au paragraphe 7 de la résolution 1925 (2010);

      4.    Réaffirme que toutes reconfigurations futures de la Mission  seront fonction de l’évolution de la situation sur le terrain et de    la réalisation des objectifs que le Gouvernement de la République  démocratique du Congo et la Mission auront à atteindre, à savoir:

      i)    Achever les opérations militaires en cours dans les Kivus et la Province Orientale et réduire ainsi autant que possible la menace que constituent les groupes armés et rétablir la stabilité dans les zones sensibles;

      ii)   Améliorer les moyens dont dispose le Gouvernement de la République démocratique du Congo pour protéger efficacement la
      population en le dotant de forces de sécurité professionnelles, responsables et durables appelées à reprendre progressivement les  fonctions de la MONUSCO en matière de sécurité;

      iii)  Asseoir l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire en créant dans les zones libérées des groupes armés une administration
      civile congolaise, en particulier une police, une administration  territoriale et des institutions garantes de l’état de droit;

      5.    Estime que c’est au Gouvernement de la République démocratique  du Congo et à ses partenaires nationaux qu’il incombe au premier chef    de créer des conditions propices à la tenue des prochaines élections, prie instamment le Gouvernement, ainsi que toutes les parties  concernées, de s’employer à instaurer un climat favorable à la tenue, en temps voulu, d’élections libres et régulières, crédibles et transparentes, pacifiques et ouvertes à tous, dans le cadre d’un  processus comprenant un débat politique constructif, les libertés d’expression et de réunion étant respectées, et l’égalité d’accès aux médias, y compris les médias publics, ainsi que la sécurité de tous  les candidats et celle des observateurs et témoins électoraux, des  journalistes, des défenseurs des droits de l’homme et des acteurs de  la société civile, y compris les femmes, étant garanties, demande aux   autorités congolaises de veiller à créer les conditions de sécurité  nécessaires au bon déroulement du scrutin et à assurer l’accès sans  restriction aux bureaux de vote, notamment en coopérant avec la   MONUSCO, conformément au rôle assigné à celle-ci en matière de  protection des civils, et demande à toutes les parties de respecter les résultats du scrutin;


      6.    Demande à la Commission électorale nationale indépendante  (CENI), aux partis politiques et aux autorités congolaises
      compétentes d’adopter et de mettre en œuvre sans tarder des codes de  conduite, et de veiller à ce que les observateurs nationaux et internationaux soient rapidement accrédités;

      7.    Décide que la MONUSCO prêtera son concours pour l’organisation  et la tenue d’élections nationales, provinciales et locales, sous  forme d’un appui technique et logistique, à la demande des autorités congolaises, en facilitant des échanges élargis et réguliers avec la  CENI, notamment par l’intermédiaire du Comité d’accompagnement pour les élections, et aidera la CENI à promouvoir le dialogue entre les  diverses forces vives congolaises et à constater et dénoncer les violations des droits de l’homme dans le contexte des élections et à      y donner suite, et en usant des bons offices du Représentant spécial  du Secrétaire général pour la République démocratique du Congo, selon  les besoins;


      8.    Demande à la MONUSCO et à l’équipe de pays des Nations Unies de réunir des informations sur les menaces qui pourraient peser sur la population civile, ainsi que des données fiables sur toutes violations du droit international humanitaire et du droit des droits de l’homme, et de les porter à l’attention des autorités congolaises selon qu’il conviendra et de prendre les mesures qui s’imposent  conformément à la stratégie du système des Nations Unies pour la protection des civils mise en harmonie avec la stratégie de  protection de la MONUSCO, dans le respect de son mandat et les  limites de ses moyens actuels, pour fournir une assistance et des  conseils aux autorités congolaises à l’occasion des préparatifs  électoraux;


      9.    Demande à la communauté internationale de demeurer constante dans le concours qu’elle apporte à l’organisation des élections en  République démocratique du Congo et prie instamment les donateurs de fournir rapidement du matériel et des ressources financières pour la  formation de la Police nationale congolaise, l’objectif étant derenforcer l’action des autorités congolaises dans ce domaine;


      10.   Demande à la MONUSCO, ainsi qu’il lui en donne l’autorisation dans la résolution 1925 (2010), de maintenir une force de réserve capable de se redéployer rapidement dans le pays, dans les limites  des effectifs autorisés;


      11.   Réaffirme que c’est au Gouvernement de la République  démocratique du Congo qu’il incombe au premier chef de pourvoir à la  professionnalisation de son secteur de la sécurité et prie instamment  les autorités congolaises d’élaborer et de mettre en œuvre, avec  l’appui de la MONUSCO, une stratégie nationale globale de développement du secteur de la sécurité, de manière à se donner des  organes de sécurité nationale démocratiques, responsables et  professionnels, prie instamment le Gouvernement d’adopter rapidement les lois nécessaires et de coordonner, avec l’aide de la MONUSCO,  l’action que mène la communauté internationale, y compris tous les  acteurs bilatéraux et multilatéraux qui s’occupent des questions de développement du secteur de la sécurité, et demande à tous les États  Membres et à toutes les organisations internationales de coopérerpleinement avec les autorités congolaises à cet égard;


      12.   Engage le Gouvernement à se pencher sur la question  fondamentale de la cohésion de l’armée nationale, et notamment à      redoubler d’efforts pour faire en sorte que les anciens groupes  armés, en particulier le Congrès national pour la défense du peuple  (CNDP), soient régulièrement intégrés dans les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), après que leurs antécédents  ont été dûment vérifiés, et se dit préoccupé par le fait que de  responsables notoires de graves violations des droits de l’homme ont  été promus au sein des forces de sécurité congolaises;


      13.   Exige de tous les groupes armés, en particulier les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), qu’ils cessent immédiatement de commettre des actes de violence et des violations des droits de l’homme contre la  population civile en République démocratique du Congo, en particulier sur la personne de femmes et d’enfants, y compris le viol et les autres formes de violence sexuelle, et se démobilisent;


      14.   Prend note des initiatives prises respectivement par  l’Organisation des Nations Unies et l’Union africaine pour faciliter      l’action régionale contre la LRA et pour protéger les civils, réaffirme qu’il importe de promouvoir la coopération entre toutes les      parties concernées pour aider à faire face à la menace que la LRA constitue pour les civils, se félicite des mesures prises par la      MONUSCO pour favoriser l’échange d’information et la coordination avec ceux qui mènent des opérations militaires contre la LRA et     encourage la MONUSCO à continuer de rester étroitement en contact avec les communautés touchées par les opérations de la LRA et à garder à l’examen le déploiement des ressources dont elle dispose  pour en assurer l’efficacité maximale;

      15.   Prend acte des résultats de l’action menée pour faire face à la menace que posent les groupes armés étrangers et nationaux, en particulier des progrès accomplis contre les FDLR, notamment à la faveur des activités de désarmement, démobilisation, réintégration,   et réinstallation ou rapatriement (DDRRR), prie instamment la  communauté internationale et les donateurs d’appuyer le Gouvernement  de la République démocratique du Congo et la MONUSCO dans les  activités de DDRRR, demande au Gouvernement de la République   démocratique du Congo et aux États voisins de continuer à se  mobiliser en faveur de ces activités et exhorte le Gouvernement à  avancer dans l’exécution du programme national de désarmement,  démobilisation et réintégration (DDR) des derniers éléments armés congolais dans l’est de la République démocratique du Congo, avec  l’appui de la MONUSCO;

      16.   Engage le Gouvernement de la République démocratique du Congo à   poursuivre sa coopération avec la Représentante spéciale du  Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés et avec la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question  des violences sexuelles commises en période de conflit armé, et à honorer sans tarder l’engagement qu’il a pris d’adopter et de mettre en œuvre un plan d’action visant à mettre fin au recrutement et à  l’emploi d’enfants dans les FARDC, en étroite collaboration avec la  MONUSCO;

      17.   Se félicite des premières mesures prises par les autorités minières en République démocratique du Congo et dans l’ensemble de la  région pour assurer la traçabilité et la certification des minerais,  encourage à poursuivre la démilitarisation des zones minières en  République démocratique du Congo et la professionnalisation de la police minière congolaise et son déploiement dans les zones en     question, et demande à la MONUSCO d’aider les autorités congolaises  compétentes à empêcher que tout appui soit apporté aux groupes armés, en particulier grâce au produit d’activités économiques illicites et du commerce illicite des ressources naturelles, notamment en  effectuant des contrôles inopinés et des visites périodiques sur les sites miniers, les itinéraires commerciaux et les marchés, dans le voisinage des cinq comptoirs pilotes;

      18.   Prie instamment le Gouvernement congolais d’approuver le  programme pluriannuel des Nations Unies pour l’appui à la justice et  de le mettre en œuvre, avec l’appui des partenaires internationaux, se félicite des mesures positives que les autorités congolaises ont  prises en vue de poursuivre les responsables de violations des droits  de l’homme, y compris de viols dans le Sud-Kivu, et invite les  autorités congolaises à promouvoir une réconciliation durable en République démocratique du Congo en poursuivant la lutte contre  l’impunité pour tous ceux qui se sont rendus coupables de violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire, y  compris celles commises par des groupes armés illégaux ou par des éléments des forces de sécurité congolaises;

      19.   Félicite le Gouvernement congolais d’avoir appréhendé Bernard  Munyagishari, qui avait tenté de se soustraire à la justice pénale  internationale, et de l’avoir transféré au Tribunal pénal  international pour le Rwanda, souligne à nouveau qu’il importe que le  Gouvernement congolais s’emploie activement à poursuivre les responables des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité      commis dans le pays et que la coopération à l’échelon régionale s’impose dans ce domaine, notamment la coopération avec la Cour      pénale internationale, et demande à la MONUSCO d’user de ses pouvoirs actuels pour aider le Gouvernement à cette fin;

      20.   Demande à la MONUSCO de continuer d’œuvrer, de concert avec  l’équipe de pays des Nations Unies et les autorités congolaises, à voir adopter et mettre en œuvre le programme de consolidation de la  paix dans les provinces non touchées par le conflit et de continuer  d’aider à mettre en œuvre le plan de stabilisation et de   reconstruction élaboré par le Gouvernement, notamment par l’application de la Stratégie internationale d’appui en matière de sécurité et de stabilisation, et demande aux donateurs d’appuyer ces  initiatives;

      21.   Exige de toutes les parties qu’elles coopèrent pleinement avec les activités de la Mission et qu’elles veillent à ce que le     personnel des Nations Unies et le personnel associé puissent exécuter leur mandat en toute sécurité et accéder immédiatement et sans  entrave à l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo, et prie le Secrétaire général de lui signaler sans délai tout  manquement à ces exigences;


      22.   Remercie les pays qui ont fourni des contingents ou des  effectifs de police ou apporté d’autres contributions à la MONUSCO et  demande aux États Membres de s’engager à fournir, et de fournir  effectivement, à la Mission les moyens dont elle a encore besoin;

      23.   Prie le Secrétaire général de lui faire rapport, au plus tard en octobre 2011, en janvier 2012 et le 23 mai 2012, sur les progrès  accomplis sur le terrain, prie également le Secrétaire général de   l’informer régulièrement des faits nouveaux importants concernant le processus électoral, notamment du concours que la MONUSCO y apporte,  et de lui présenter une évaluation globale de la situation politique et humanitaire et de la situation en matière de sécurité et des  droits de l’homme, au lendemain des élections, et prie en outre le  Secrétaire général d’indiquer dans ces rapports ce qui aura été fait  pour parvenir à une action coordonnée des Nations Unies dans le pays,  et en particulier pour combler les lacunes importantes qui font que  les objectifs de consolidation de la paix ne peuvent être atteints au  cours de la mission;


      24.   Décide de rester activement saisi de la question.



Charles Gba
Monitoring unit
PID/MONUSCO
Tel: 0819605764
E-mail: gba@un.org

 

 

Un nouveau Gouvernement Provincial au Nord-Kivu

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LES CINQ CHANTIERS AU NORD-KIVU : JULIEN PALUKU, GOUVERNEUR DE CETTE PROVINCE DRESSE LE BILAN A MI-PARCOURS 3 ANS APRES SA PRISE DE FONCTION

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