Goma,
le 24-10-2008
Etats-Unis:
peu de changement dans la politique
africaine
quel que soit le prochain locataire de la
Maison Blanche
La politique américaine en
Afrique restera plus ou moins identique, quel que
soit le vainqueur des présidentielles du 4
novembre aux Etats-Unis. Tel a été le
consensus au séminaire de la Commission économique
de l’Onu pour l’Afrique à Addis
Abeba sur les implications de ce scrutin pour le continent
africain.
Le sénateur John McCain et
sa colistière Sarah Palin en campagne à
Bexley, dans l'Ohio
Pour l’analyste américain Steven Ekovitch,
professeur de science politique à l’université
américaine de Paris, les plate-formes politiques
des deux principaux candidats à la présidence,
à savoir le démocrate Barack Obama et
le républicain John McCain, se ressemblent
énormément. « J’ai non seulement
eu l’impression de lire le même texte,
mais je me suis aussi rendu compte que j’avais
déjà vu quelque chose de semblable »,
a déclaré en substance le professeur
Ekovitch, en faisant allusion a la politique de l’administration
Bush en Afrique.
Steven
Ekovitch, l’une des têtes d’affiches
du séminaire, a dit aux diplomates et officiels
africains présents de ne pas s’attendre
à une politique plus favorable en cas de victoire
du candidat favori de l’Afrique, Barack Obama,
dont le père était Kenyan.
« Mais je vous dirai par contre ceci : un président
africain-américain sera plus sévère
a votre égard qu’un président
blanc. Il peut vous traiter avec amour et rigueur,
comme on dit aux Etats-Unis. Il pourra vous dire ce
qu’un autre chef de l’exécutif
ne pourrait: Mes frères et sœurs africains
doivent faire mieux dans les domaines de la lutte
contre la corruption, de la promotion de la démocratie
et de la réduction de la violence »,
a souligné le professeur Ekovitch, en rappelant
que Barack Obama n’a pas hésité
à agir de la sorte à l’égard
de ses compatriotes africains-américains.
Steven Ekovitc a fait remarquer que Barack Obama et
John McCain sont tous deux contre les massacres au
Darfour et en faveur de pressions accrues sur le président
du Zimbabwe, Robert Mugabe, pour qu’il cesse
de réprimer son people.
« Cela veut dire qu’il
n’y a aucun changement visible entre les deux
postulants actuels à la Maison Blanche et les
précédents candidats et présidents
américains. Idem pour les résultats
des prochaines élections. Il n’y a pas
d’implications à attendre », a
conclu le diplomate kenyan Michael Oyogi.Toutefois,
cela n’empêche pas une énorme fascination
dans beaucoup de régions d’Afrique concernant
les prochaines présidentielles américaines,
ont souligné les diplomates et officiels africains
présents au séminaire d’Addis
Abeba.
La Rédaction
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