Goma, le 18-02-2009
Prise d'un important repaire des Interahamwe au Nord-Kivu par les forces conjointes FARDC–RDF de traque des rebelles rwandais
Les forces coalisées RDC-Rwanda menant la traque des rebelles hutu rwandais réfugiés dans les Kivu ont délogé les Interahamwe retranchés à Nyabiondo et Kashebere, important repaire de ces forces négatives passé désormais récupéré
Les forces rwando-congolaises ont annoncé dimanche la prise d'un fief des rebelles hutu rwandais dans la province du Nord-Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo (Rdc).
Les forces conjointes ont pris samedi « le contrôle des cités de Nyabiondo et Kashebere », dans le secteur de Masisi, à environ 50 km au nord-ouest de Goma (capitale du Nord-Kivu), « où se trouvait la grande forteresse » des Forces démocratiques de libération du Rwanda (Fdlr), indique le général congolais John Numbi dans un communiqué transmis à Goma.
« Le bilan est d'un mort, une arme individuelle récupérée, quatre capturés dont un officier et un combattant mineur de 15 ans, poursuit-il. « L'ennemi est en cavale vers la Province orientale dans le parc de Maiko » (nord-est de la Rdc), précise-t-il.
L'état-major conjoint avait annoncé vendredi la mort de 40 rebelles hutu rwandais dans un raid aérien à Kashebere, mené jeudi par un hélicoptère congolais. Les armées de Kinshasa et Kigali ont lancé le 20 janvier dans l'est de la Rdc une opération conjointe sans précédent visant à neutraliser les rebelles hutu rwandais, estimés à environ 6.500 hommes et réfugiés en Rdc depuis le génocide au Rwanda de 1994 auquel certains ont participé.
Confirmation du départ des troupes rwandaises
Une cérémonie d'adieu aux forces rwandaises, qui participent à la traque des rebelles hutu rwandais dans l'est de la République démocratique du Congo (Rdc), est prévue avant fin février pour leur départ. La déclaration a été faite par le ministre congolais porte-parole du gouvernement. Ces déclarations du ministre Mendé, confirme donc l'annonce faite en fin janvier par le président Joseph Kabila.
C'est Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, qui abritera ces cérémonies, avec un défilé militaire, afin d'officialiser la fin de l'opération et leur retour » dans leur pays des soldats rwandais.
Les armées congolaise et rwandaise ont lancé le 20 janvier dans l'est de la Rdc une opération conjointe sans précèdent visant à neutraliser les rebelles hutu rwandais, estimés à environ 6.500 hommes et réfugiés en RDC depuis le génocide au Rwanda de 1994 auquel certains ont participé.
Cette campagne, lancée par les deux pays voisins jusque-là ennemis, avait soulevé des critiques dans le camp du président Kabila. Pour rappel, jeudi dernier, un raid aérien ayant tué 40 rebelles hutu rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (Fdlr) a été mené par les forces congolaises.
Le communiqué des forces conjointes rwando-congolaises, publié vendredi, ne précisait pas quelle aviation avait mené ce raid aérien inédit depuis le début de l'opération contre les Fdlr.
Rejet par le gouvernement de l'allégation de l'Ong HRW d'une tuerie de cent civils congolais par les rebelles hutus rwandais
Le gouvernement de la République Démocratique du Congo se dit surpris par l'allégation de Human Rights Watch (HRW) d'une « présumée tuerie de près de cent (100) civils congolais par les rebelles hutus rwandais en réaction à l'opération conjointe FARDC-RDF de leur désarmement dans le Nord-Kivu. Le gouvernement déplore dans une correspondance adressée lundi à Human Rights Watch, la publicité tapageuse donnée à cette allégation avant même que son point de vue n'ait été sollicité par l'ONG.
Consulté, indique la correspondance, le gouvernement aurait confirmé que depuis le début de l'opération conjointe « Umoja Wetu » jusqu'à ce jour, les victimes collatérales ne se comptent pas en un nombre aussi important. De sources aussi variées que le commandement de l'opération, les autorités administratives et coutumières locales, les confessions religieuses et les autres segments de la société civile s'en félicitent, poursuit le document signé par le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende Omalanga.
La mission de l'ONU en RDC (MONUC) qui a décidé depuis peu d'accompagner ladite opération a indiqué que la quasi-totalité des faits dénoncés par HWR après les opérations conjointes FARDC-RDF ont plutôt eu lieu avant celles-ci. Le gouvernement déplore ainsi la tentative de l'ONG de discréditer une opération de stabilisation qui, note-t-il, est la réponse et non la motivation des crimes perpétrés contre les paisibles congolais.
Il souligne que cette opération menée de commun accord par le gouvernement de la RDC et du Rwanda et encouragée par la communauté internationale, ne poursuit que l'objectif de ramener la paix dans la région de Grands Lacs. Il attend de HRW une approche positive et encourageante en lieu et place des invectives non véridiques.
(BT/Milor/GW/Yes)
Le Palmarès/Acp
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