Goma,
le 18-09-2008
Séjour
de réconfort de Joseph KABILA à Goma

C’est depuis samedi 13-09-2008
que le Président de la République Son
Excellence Joseph KABILA KABANGE séjourne à
Goma pour, a-t-il indiqué, réaffirmer
son attachement au processus de paix de Goma. «
Je ne suis pas venu faire la guerre mais renforcer
les mécanismes devant déboucher sur
une paix durable dans les provinces du Nord Kivu et
du Sud Kivu »
Au cours de son séjour, le
Chef de l’Etat a eu à rencontrer différentes
personnalités aussi bien du secteur officiel
que privé.
Avec l’Etat Major Général
des FARDC, Joseph KABILA en a appelé à
la responsabilité de chacun pour que les forces
armées deviennent des véritables boucliers
du peuple congolais en garantissant l’intégrité
territoriale. Il a noté qu’en pareille
circonstance où Mr. Laurent NKUNDA tente de
déstabiliser le processus de paix, l’Etat
Major Général à travers ses différentes
ramifications doit veiller sur la discipline des hommes
de troupe.
Le Président de la République
a tour à tour reçu :
- Les animateurs du programme Amani
- Les groupes armés signataires de l’acte
d’engagement du 23 janvier 2008.
- La société civile du Nord-Kivu
- L’association des femmes
- Les responsables des confessions religieuses
- Les Chefs coutumiers du Nord-Kivu.
Avec tous ces groupes, le Chef de
l’Etat n’a cessé d’interpeller
ses interlocuteurs en faveur de la paix. « Nous
avons beaucoup investi dans le processus de paix et
nous n’avons aucune raison de nous soustraire
de ce cadre salutaire pour les nombreuses populations
comptées déjà en million dans
les camps », a-t-il poursuivi.
Les points fort du séjour
du Chef de l’Etat à Goma, c’est
la rencontre avec les représentants des 5 pays
membres permanents du Conseil de Sécurité
de l’ONU (USA, France, Chine, Russie, Royaume
Uni), les représentants de l’Union Africaine,
de l’Union Européenne et bien entendu
Mr. Alan DOSS, représentant spécial
du Secrétaire Général des Nations
Unies.
Cette réunion qui a commencé le dimanche
14-09-2008 s’est poursuivie le mercredi 17 et
jeudi 18 septembre 2008 avec comme point de chute
l’adoption du plan de désengagement élaboré
par la Monuc et enrichi par la délégation
gouvernementale.
Pour mémoire, ce plan est
articulé autour de deux grandes phases à
savoir :
1. La phase de réaffirmation
et consolidation du cessez-le feu. Il s’agit
au cours de cette phase de mener les parties (FARDC,
CNDP, PARECO) de cessez les hostilités pour
créer les conditions favorables à l’exécution
de la 2ème phase. Un mécanisme de vérification
et de contrôle a été institué
pour s’assurer que les dispositions du cessez-le-feu
sont respectées.
2. la phase du désengagement proprement dite.
Pour y arriver tout devra commencer par créer
une ligne de séparation des groupes en contact
dont le rayon dépendra de la configuration
de chaque espace. De cette ligne de séparation,
les troupes du CNDP devront rejoindre les centres
de regroupement identifié à MWESO pour
l’Ouest et à TCHENGERERO pour l’Est.
Ce même plan prévoit
un barème de sanctions à élaborer
par la Monuc.
Ce plan de désengagement répond à
une trilogie :
- Il est volontariste : les groupes se désengagent
volontairement
- Il est contraignant : dépassé le délai
convenu, les forces de la Monuc utilisent la contrainte
- Il est général : ce plan intègre
aussi la dimension relative au processus de Nairobi
avec une précision que le processus de Nairobi
n’est pas une conditionnalité pour débuter
le désengagement. Le processus de Nairobi par
lequel la contrainte sera exercée aux FDLR
s’appellera désormais « Opération
KIMIA »
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La Rédaction
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