Goma,
le 15-09-2008
Le Programme
AMANI, reste le seul meilleur cadre
pour asseoir
une paix

Poursuivant son séjour à
Goma, le Chef de l’Etat de la RDC, Joseph KABILA
a présidé une réunion qui a regroupé
au tour de lui différents ambassadeurs et corps
diplomatiques.
Il s’agit notamment du représentant
spécial du secrétaire général
des Nations Unies en RDC, Mr. Alan Doss, le chargé
des affaires de la France, l’ambassadeur de
l’Union Européenne, de la Grande Bretagne,
de la Chine, du Japon, de la Tanzanie représentant
le Président de l’Union Africaine, des
Etats-Unis qui ont pris part à cette rencontre.
Pendant plus de 2 heures, ces diplomates
ont eu à échanger avec le Chef de l’Etat
Joseph KABILA au tour des grandes questions qui gagreinent
la RDC en général et la Province du
Nord-Kivu en particulier. Il s’agit de faire
une évaluation objective de la situation sécuritaire
et humanitaire du Nord-Kivu après les affrontements
entre le CNDP et les forces régulières,
l’état de lieu du programme AMANI.
Un tour d’horizon qui a permis au Président
de la République et à ces interlocuteurs
de discuter les prochaines étapes de ce programme.
Au sortir de cette rencontre, le
Représentant Spécial du Secrétaire
Général des Nations Unies en RDC, Alan
Doss, l’ambassadeur de l’Union Européenne,
le Gouverneur Julien PALUKU ainsi que le Coordonnateur
National du Programme AMANI, Abbé Apollinaire
MALUMALU se sont livrés à la presse.
« Le Programme AMANI, reste
le seul meilleur cadre pour asseoir une paix et une
sécurité durable au Nord et Sud-Kivu
», c’est en substance le message rendu
par ces diplomates qui ont confirmé la détermination
de la communauté internationale à œuvrer
aux côtés de la RDC pour l’encourager,
l’appuyer ou l’aider dans son cheval de
batail : « la restauration de l’autorité
de l’état sur l’ensemble de la
République ».
Le Gouverneur Julien PALUKU s’est
dit satisfait des retombées de cette rencontre
et a déclaré que la présence
des hautes autorités de la République
est un soutien moral et un réconfort pour la
population mais également traduit un attachement
pour la paix au Nord-Kivu ; ce qui a été
discuté augure des lendemains meilleurs dixit
Julien PALUKU KAHONGYA, Gouverneur du Nord-Kivu :
« la paix viendra quel qu’en soit les
étapes, je suis certain aussi qu’il en
a ceux qui ne veulent pas pour que cette paix vienne,
mais elle viendra, j’en suis certain »,
c’est à ces mots que le Chef de l’Exécutif
provincial du Nord-Kivu a invité tout le monde
à faire confiance au processus AMANI.
Pour sa part, le Coordonnateur National
du Programme AMANI, Abbé MALUMALU a martelé
que le Programme AMANI reste le seul cadre dans le
processus de pacification, de sécurisation,
de stabilisation et de reconstruction des provinces
du Nord-Kivu et Sud-Kivu. L’opinion a été
informée que, par ordonnance présidentiel
n°08/054 le programme Amani est prorogé
pour une durée d’un an en daté
du 3 août 2008. Par ailleurs, poursuivait Apollinaire
MALUMALU, la communauté internationale s’est
engagée à être du côté
du Gouvernement pour rétablir l’autorité
de l’état, et dans ce cadre, il a été
décrété que le désengagement
des groupes armés va devoir commencé
tout de suite. La Monuc est chargée de faire
une proposition du plan de désengagement conformément
aux travaux qui avaient déjà été
réalisés, et déjà ce mardi
16 septembre 2008 ce plan de désengagement
devra être mis en application.
Apollinaire MALUMALU a saisi l’opportunité
pour rappeler à l’intention de tous les
groupes armés, les mouvements politico-militaires,
membres de la commission technique mixte paix et sécurité
que le désengagement n’est qu’une
étape qui mène soit vers le brassage
et l’intégration dans l’armée,
soit vers le désarmement, la démobilisation
et réinsertion sociale. Le désengagement
n’est qu’une finalité, a-t-il renchéri.
Cet étape qui revêt un caractère
important, urgent, crucial et doit permettre la réouverture
de l’espace humanitaire, ce qui permettra également
les déplacés internes de rentrer dans
leurs milieux d’origine et aux réfugiés
de commencer le retour en RDC. Il a été
décrété que toutes les barrières
illégales doivent être dentelées
de manière à permettre la libre circulation
des personnes dans les provinces du Nord-Kivu et du
Sud-Kivu.
De tout cela, le peuple voit, écoute
mais attend la matérialisation ; il a longtemps
souffert.
La Rédaction
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