Goma, le 30-01-2010
2001-2010 : Neuf ans d'une diplomatie des résultats

Aujourd'hui, cela fait exactement neuf ans depuis ce jour mémorable du 26 janvier 2001 où Joseph Kabila Kabange prononçait son discours d'investiture, comme successeur de son père Laurent Désiré Kabila qui venait d'être assassiné.
La fréquentation de la République démocratique du Congo par les représentants des principales capitales occidentales, chose impensable pendant la longue transition de Mobutu et à l'époque de l'Afdl, est devenue une réalité indéniable. Louis Michel, Nicholas Sarkozy, Hillary Clinton, et beaucoup d'autres émissaires des puissances occidentales se sont bousculés au portillon d'un Congo plus fréquentable.
A ceux-là, il faut ajouter le premier rôle joué par la RDC sous Joseph Kabila par rapport à la coopération sous-régionale, avec l'organisation du 29ème sommet de la Sadc à Kinshasa du 2 au 8 septembre 2009 et celle de la XVIème session ordinaire de la conférence des Chefs d'Etat et de gouvernement de la Cééac, le 24 octobre 2009.
Qui pouvait l'imaginer ? Pourtant, en 2007, Joseph Kabila s'est vu confier par ses pairs la présidence de la Cééac avant de se voir charger par la suite de celle de la Sadc.
Il n'y a pas à dire, aujourd'hui il faut compter avec la République démocratique du Congo. Le mérite en revient au dynamisme du Président congolais qui a su respecter la parole donnée par rapport à ses engagements pris lors de son discours d'investiture le 26 janvier 2001.
Lorsque Joseph Kabila prend le pouvoir en 2001, succédant à son père, il est à peine âgé de 29ans ; c'est un inconnu dans le club des Chefs d'Etat et beaucoup se posent des questions sur sa capacité à redresser tant soit peu ce grand pays malade dont il hérite.
Son discours d'investiture surprend par le ton adopté, en contre-pied de ce qui se faisait avant lui. « J'irai partout où la quête de la paix pour mon pays l'exigera » , avait-il déclaré solennellement. L'opinion attendait de le prendre au mot. Elle sera agréablement surprise !
La plus grande découverte de ses compatriotes congolais ainsi que, de manière particulière, de ses adversaires politiques, aura sans doute été la détermination du nouveau Chef de l'Etat à réaliser ses promesses.
Pour regagner la confiance perdue des partenaires internationaux, il commence par remettre de l'ordre dans la maison. Il réhabilite Ketumile Masire, le facilitateur pour le dialogue inter congolais, et prend part aux négociations intercongolaises, acceptant de faire des concessions même les plus inimaginables à ceux qui se considéraient comme ses adversaires politiques.
Le dialogue a abouti à la mise en place de la fameuse formule de 1+4 qui a, à son tour débouché sur l'organisation des élections.
Dès le lendemain de son arrivée au pouvoir, le Président Kabila a fait une tournée dans les grandes capitales occidentales (Washington, Bruxelles, Paris, Bonn, New York) pour la grande reprise diplomatique. Tournée d'autant plus importante qu'elle donnait le ton de la nouvelle diplomatie congolaise axée sur l'ouverture. Il fallait aussi apaiser ces partenaires ainsi que des organisations frustrées comme la Francophonie…
C'est à cette époque, du reste, que, séduit par le nouveau look de la diplomatie congolaise, Louis Michel, alors ministre belge des Affaires étrangères et de la coopération internationale s'employa à plaider la cause du Congo-Kinshasa au sein de l'Union Européenne dont la Belgique assumait alors la présidence.
Une fois élu en 2006, le Président Kabila a continué sur sa lancée, tournant cette fois-ci ses regards vers la Chine pour obtenir l'aide qu'il fallait pour exécuter son programme électoral connu sous le terme générique des « cinq chantiers ».
L'engagement dynamique du président Kabila a convaincu non seulement les sceptiques notoires qui ne manquent jamais mais surtout ses plus virulents contradicteurs.
Son style reste le même, parler moins et agir beaucoup. A Jeune Afrique L'Intelligent qui voulait savoir il y a quelques années si c'était de sa part de la timidité, le Président avait eu cette réponse : « Je ne suis pas timide. Je suis réservé, ce qui est différent. Mon expérience et mon éducation m'ont appris à contrôler mes sentiments et mes émotions ».
En cette neuvième année de son arrivée au pouvoir, qui nierait les progrès enregistrés sur les différents fronts (social, sécuritaire, diplomatique…) ?
Même si tout n'est pas encore rose à cause notamment des difficultés dues à la crise financière internationale qui n'épargne aucun pays, force est cependant de constater avec le Chef de l'Etat qu'aujourd'hui est tout de même mieux qu'hier.
Le Congo est redevenu un pays qui promet, grâce à l'offensive diplomatique impulsée par le Président de la République lui-même. Le programme actuel de la RDC avec les institutions de Bretton Wood pour atteindre le point d'achèvement de l'initiative PPTE, inimaginable il y a quelques années vient démentir de manière cinglante toutes les prétentions pessimistes du moment.
Le Président a compris qu'il fallait redynamiser notre diplomatie et il en a récolté les fruits et avec lui tous les Congolais.
Paul Massey - Presse Présidentielle
La Rédaction
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