NOUVELLES DE LA PROVINCE DU NORD-KIVU

Goma, le 26-08-2009

Gaz méthane du lac kivu : J. Kabila instruit les acteurs de suivre la question de près

Selon des scientifiques, en cas d'explosion, un nuage de gaz carbonique pourrait asphyxier les populations environnantes, précisément de Goma, de Bukavu en Rdc et de Gisenyi et Cyangungu au Rwanda.

Le ministre de l'Environnement, conservation de la nature, José Endundo Bononge a, au cours d'une conférence tenue à Kinshasa sur « le Lac Kivu risques écologiques et potentialités économiques », approuvé la volonté politique du Chef de l'Etat, Joseph Kabila qui a instruit les acteurs de suivre de près la question relative au gaz méthane et du dioxyde de carbone dans le Lac Kivu. La rencontre entre scientifiques du Congo et partenaires au développement réunis en conférence, lundi, au salon Congo du Grand Hôtel Kinshasa, fait suite aux nombreux contacts que le ministre de l'Environnement a initié auprès des partenaires dans le cadre des concertations interministérielles Europe­ Afrique, à Paris, auprès du président de la Banque Mondiale ainsi qu'auprès des membres du gouvernement et de l'équipe de la Banque mondiale sous l'égide du Chef de l'Etat.


C'est au cours de ces discussions, a-t-il dit, que la Banque mondiale a annoncé l'allocation d'un montant de 3 millions de dollars américains pour le dégazage du Lac Kabundo, situé dans le Nord du Lac Kivu.

Le ministre Endundo a émis le vœu de voir démarrer le projet de dégazage du Lac Kivu le plus rapidement possible pour l'intérêt de la population de cette partie de la RDC. « Il n'y a plus des raisons de traîner encore pour l'exploitation de ce gaz étant donné que les technologies sont connues et établies scientifiquement et que le Président de la République et le président de la Banque mondiale se sont déjà manifestés positivement pour le début d'une solution à cette question », a souligné le ministre Endundo. Pour lui, les problèmes de l'environnement dépassent aujourd'hui le cadre national    et sont  devenus mondiaux en vue de les résoudre ensemble, notant que le dégazage du méthane s'impose et qu'il faut l'exploiter afin de permettre aux populations des Kivu, du Rwanda et de l'Ouganda de bénéficier des possibilités comme l'électricité, l'eau potable et le développement économique.

Il y a 200 mégawats que l'on pourrait produire pendant cent ans sans trop de risques malgré une grande contre partie environnementale et écologique, a-t-il    fait remarquer. Mme Berthe Zinga, membre du groupe des scientifiques du Congo avait auparavant, laissé entendre que les menaces représentées par la forte présence de ce produit dans le lac Kivu constitue une préoccupation croissante de tous les milieux, car elles sont 300 fois plus importantes que celles du lac Nyos au Cameroun, et l'explosion gazeuse a causé la mort de 1.800 personnes, le 21 août 1986.

Par ailleurs, deux éminentes personnalités scientifiques en l'occurrence, le Pr. Zana Ndotoni et Michel Halbwachs se sont respectivement penchés sur les activités sismiques et volcaniques comme catalyseurs de l'explosion gazeuse et Lac Kivu: projet d'extraction et de valorisation du méthane, évaluation du risque et d'explosion gazeuse. Les deux orateurs ont unanimement affirmé que l'extraction et la valorisation de ce gaz constitueraient un facteur déterminant de développement énergétique pour toute la région tout en luttant contre la déforestation.

Menance imminente d'explosion gazeuse au Nork-Kivu

Deux millions des habitant du Nord Kivu vivent sous la menace d'une explosion de gaz carbo­nique. Les plus directement menacés sont riverains du golfe de Kabuno situé dans la zone de Sake, au Sud de Goma, juste à côté du lac Kivu. Les eaux du golfe de Kabuno contiennent une forte teneur de gaz carbonique. Les scientifiques estiment que cette teneur constitue un dan­ger latent pour les populations riveraines. Car en cas d'explo­sion, expliquent-ils, un nuage de gaz carbonique se propa­gerait à la surface, asphyxiant toute vie humaine aux alen­tours. Ils estiment ainsi que les villes de Goma et de Bu­kavu en RDC, Gisenyi et Cyangungu au Rwanda et voire Bujumbura au Burundi seraient touchées par la pro­pagation de ce gaz carboni­que. C'est ce qu'a révélé une équipe de scientifiques lors d'un point de presse tenu ce lundi à Kinshasa.

Les eaux du golfe de Kabuno contiennent une forte teneur de gaz carbonique. L'équipe de scientifiques, con­duite par le professeur fran­çais Michel Halbwachs de l'Université de Savoie, estime le volume de ce gaz à près de 3 kilomètres cubes dissous dans les eaux du golfe. En outre, ce gaz se trouve seulement à 12 mètres de profon­deur.

Les scientifiques estiment que cette teneur constitue un danger latent pour les popu­lations riveraines car en cas d'explosion, expliquent-ils, un nuage de gaz carbonique se propagerait à la surface, as­phyxiant toute vie humaine aux alentours.

Ils estiment ainsi que les vil­les de Goma et de Bukavu en RDC, Gisenyi et Cyangungu au Rwanda et voire Bujumbura au Burundi seraient touchées par la propagation de ce gaz carbonique. Pour éviter cette explosion de gaz, qui peut subvenir à tout moment, sou­tiennent les chercheurs, il faut procéder au dégazage du golfe de Kabuno. C'est-à-dire mettre sur pied un procédé scientifique qui fait échap­per le gaz carbonique et ré­duire ainsi sa teneur et sa no­civité.

Cette opération nécessite 3 millions d'euros. Pour sauver ces millions de vies humaines, le ministre de l'environnement, José Endundo, a annoncé que la Banque Mondiale vient d'allouer 3 millions Usd à ce pro­jet.

(Ern/TN/GW/PKF)

La Référence Plus/ACP



Last edited: 25/08/2009 17:38:26

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