Goma,
le 16-12-2008
Jaynet Kabila
appelle les femmes congolaises
à
la mobilisation pour la paix à l’Est
de la République
La
présidente de la Fondation M’zee Laurent-Désiré
Kabila a saisi l’occasion de contact qu’elle
a prise avec le ministre de l’Intérieur
pour lancer un appel aux femmes congolaises à
une mobilisation générale pour le retour
de la paix dans la partie Est de la RDC
La présidente de la Fondation M’zee Laurent-Désiré
Kabila, Jeannette Kabila, a appelé à
la mobilisation des femmes congolaises pour une paix
durable dans l’Est de la RDC, au cours d’une
prise de contact qu’elle a eue vendredi à
Kinshasa avec le ministre de l’Intérieur
et de la sécurité, Célestin Mbuyu
Kabango. Mme Jeannette Kabila qui était accompagnée
de certaines femmes de l’organisation «
Union des femmes du Congo », a indiqué
que les détails afférentes à
l’audience que lui a accordée le ministre
Mbuyu seront rendues publics ultérieurement.
Le Président Joseph Kabila avait lancé
dans son dernier discours à la nation un appel
à la mobilisation générale des
populations congolaises pour faire face à la
guerre dans cette partie du pays.
Engagement du Parlement dans la lutte
contre les violences faites à la femme
Le Parlement congolais s’est
engagé jeudi à intensifier la lutte
contre les violences faites à la femme et aux
enfants par l’adoption de dispositions de lois
nécessaires, à l’occasion de la
projection d’un film sur ces violences, à
l’initiative de l’ambassade britannique
à Kinshasa. Plusieurs témoignages ont
été apportés sur ce fléau,
notamment le récit poignant d’une de
nombreuses victimes, actuellement encadrée
par l’ONG « Women for women » et
conseillère des femmes à la paroisse
de Kabare, dans le territoire de Walungu, au Sud-Kivu.
La victime a appelé particulièrement
à l’unité des femmes et à
une action efficace du gouvernement pour éliminer
ce fléau.
Lançant la projection du film,
le président de l’Assemblée nationale,
Vital Kamerhe, a qualifié ce moment de temps
« d’interpellation » de tous sur
les violences contre la femme et les enfants, une
tragédie qui se déroule depuis 15 ans
dans le pays, sans que les autorités ne s’en
émeuvent. « C’est de la pure bestialité
», a-t-il affirmé. « La violence,
a poursuivi Vital Kamerhe, est devenue l’arme
la plus usitée dans toutes les guerres. Si
nous n’y prenons garde, le pays va à
la déperdition, a déclaré le
président de l’Assemblée nationale,
ajoutant que la place de la femme doit être
restaurée au pays, particulièrement
dans l’Est.
« Nous prenons dès ce
jour l’engagement d’éradiquer ce
mal, de lutter contre ce fléau et d’adopter
des dispositions internationales en la matière
», a conclu le président Kamerhe. Pour
sa part, le président du Sénat Léon
Kengo wa Dondo a qualifié le phénomène
de pure barbarie qui a atteint son paroxysme et pose
un réel problème de santé pour
les victimes.
Il a évoqué les actions
menées jusqu’à présent
et demeurées sans effet, rappelant dans la
foulée la loi du 20 juillet 2006 en la matière.
Comme son collègue de l’Assemblée
nationale, le président du Sénat s’est
engagé dans la lutte contre ce fléau.
« Tous ensemble, nous devons faire quelque chose.
En ce qui concerne le Sénat, la commission
socioculturelle va s’y pencher. La grande leçon
du film : « Plus jamais ça », a
conclu Kengo wa Dondo. Plusieurs intervenants ont
pris la parole à l’occasion de la projection
de ce film, notamment l’ambassadeur de Grande-Bretagne,
Nick Kay, qui a appelé le gouvernement congolais
à intensifier les efforts pour endiguer ce
fléau, la ministre du Genre, famille et enfant,
Marie-Ange Lukiana, qui a évoqué la
campagne lancée par son ministère dans
le cadre de la lutte contre les violences faites à
la femme et aux enfants.
La productrice du film, Mlle Jackson,
a décrit le processus de réalisation
de ce documentaire qui retrace les atrocités
vécues par les victimes. Le film, a-t-elle
indiqué, a déjà été
visionné dans 50 pays. Elle a sensibilisé
les autorités congolaises pour une action plus
efficace contre l’impunité. Le représentant
de l’UNFP, a parlé de quelques statistiques
de violences pour les années 2007 et 2008 et
des efforts des Nations unies dans la lutte contre
ce mal. Plusieurs personnalités ont assisté
à cette projection dont le vice-Premier ministre
en charge des besoins sociaux de base, François
Nzanga Mobutu, des ministres, parlementaires et chefs
de missions diplomatiques.
(DN/Th/GW/Yes)
Acp
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