Goma,
le 21-10-2008
Mise en garde
des combattants Rwandais FDLR par
l’Etat
Major Général des FARDC
Depuis dimanche 19-10-2008 l’Etat
Major Général de la RDC, par la voix
de son porte parole, le Colonel KASONGA, les FDLR
sont invités à rejoindre le processus
de NAIROBI sans délai.

Selon le porte parole de l’armée
11 bataillons de l’Armée Congolaise sont
déployés au Nord-Kivu et Sud-Kivu pour
les opérations militaires contre ces combattants
rwandais qui endeuillent jour et nuit les pauvres
paysans.
Cet appel arrive au bon moment car
la présence des FDLR a été aussi
bien un prétexte de la guerre menée
par le CNDP qu’un alibi du gouvernement rwandais
de menacer la RDC.
Le CNDP devrait saisir cette opportunité
qu’offrent les FQRDC en libérant les
espaces qu’il occupe actuellement et ainsi permettre
que les opérations contre les FDLR débutent.
En respectant le plan de désengagement
et en allant dans les centres de regroupement, les
éléments du CNDP auront facilité
la tache aux FRDC à ne concentrer leurs efforts
que sur l’unique question des combattants rwandais.
Sinon l’opinion continuera
à croire que le CND joue finalement le jeu
des FDLR qui semblent justifier sa présence
dans les Masisi et le Rutshuru. L’on se rappellera
par ailleurs, qu’à chaque fois que des
avancées sont signalées autour de la
question FDLR, le CNDP ne tarde pas à recommencer
la guerre.
A titre illustratif, lorsque le gouvernement
congolais rassemble le 31 juillet 2008 162 combattants
à KASIKI (sud du territoire de Lubero) avec
plus ou moins 45 armes récupérées,
le 28 août, soit un mois après, le CNDP
commence la guerre à KANOMBE (Territoire de
Rutshuru)
 
Ainsi les effort de sensibilisation
qui étaient déployés par les
Autorités congolaises et les FARDC vont s’amenviser
à la suite de la reprise de la guerre. Les
200 combattants rwandais qui étaient attendus
à KASIKI avec plus ou moins 150 armes annoncées
vont alors hésiter à se regrouper dans
ledit centre car les attaques du CNDP étaient
dirigées contre KANYABAYONGA, une localité
située seulement à 10 km de KASIKI (lieur
de regroupement des combattants rwandais)

Voilà ce qui déstabilise
les démarches liées au processus de
Nairobi qus est malheureusement utilisé par
le CNDP et le Rwanda comme préalable à
la réussite du processus de Goma.
Maintenant que les FARDC viennent
de réaffirmer leur détermination à
en découdre avec les combattants rwandais qui
n’accepteront pas le rapatriement dans leur
pays, la communauté internationale, à
travers la Monuc devra soutenir les efforts du gouvernement
congolais dans sa recherche d’une paix durable
dans la région des grands-lacs.
Le Rwanda pour sa part, est invité
à favoriser plutôt des bonnes relations
avec son voisin au lieu d’ergoter tous les jours
autour des menaces dirigées contre la RDC.
L’on doit se rappeler que ce
sont les congolais qui paient le lourd tribut inhérent
à la présence des rwandais sur le sol
: les viols, les vols, le braquage, la récolte
faite dans les champs, tout cela est fait sur les
congolaises et congolais.
Il est donc aberrant de continuer
à croire que la présence des FDLR est
une menace contre d’autres pays si ce n’est
d’abord une menace contre la RDC qui les a accueillis
en 1994 au nom de la solidarité internationale.
Il est donc urgent que des efforts
soient conjugués aux fins d’en finir
avec le dossier FDLR qui est finale ment devenu un
fond de commerce international.
« Il n’y a de pire sourd
que celui qui ne veut pas entendre »
www.provincenordkivu.org
La Rédaction |