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NOUVELLES DE LA PROVINCE DU NORD-KIVU
 

Goma, le 18-12-2008

DISCOURS SUR L’ETAT DE LA NATION


Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale,
Monsieur le Président du Sénat,
Monsieur le Premier Ministre,
Honorables Députés et Sénateurs,
Chers Compatriotes,

Me voici, pour la deuxième année consécutive, devant les Députés et Sénateurs réunis en Congrès, conformément à la Constitution, afin de dresser l'état de la Nation.

En ce moment douloureux que traverse notre pays, me retrouver parmi vous, pour faire le point sur le chemin parcouru ainsi que les étapes franchies et à franchir, est un noble devoir.

L'année dernière, du haut de cette tribune du Parlement, j’avais projeté des lendemains meilleurs pour notre peuple. Cet optimisme raisonnable était basé sur la force de l'ambition émancipatrice et démocratique perceptible à travers l'engagement patriotique de tous nos compatriotes.

A ce jour, si la quasi-totalité du territoire congolais est entrée de plein pied dans l'ère post-conflit, de nouvelles poches de non droit, réfractaires aux changements démocratiques, ont resurgi dans les territoires de Rutshuru et de Masisi au Nord-Kivu, ainsi que dans ceux d'Irumu et de Djugu en Province Orientale, provoquant à nouveau mort d'hommes et désolation.
Qu'il me soit permis de saluer la mémoire des compatriotes tombés suite aux assauts de ces forces du mal et qui n'auront pas la joie de poursuivre, avec nous, la marche vers l'édification d'une nation forte et prospère.

Je ne peux omettre de saluer également la mémoire de nos compatriotes victimes des catastrophes naturelles. Ma pensée s'adresse particulièrement aux compatriotes de la province de l'Equateur et ceux du Maniema où les intempéries ont endeuillé plusieurs localités.

Je vous convie à vous lever et à garder une minute de recueillement en leur mémoire.

Merci !

A vous tous, femmes, hommes et enfants du Kivu et de la Province Orientale qui avez été forcés d'abandonner vos maisons et vos villages à cause de la guerre injuste qui nous est imposée, et 'à vous tous, enfants de la République victimes d'atrocités et d'injustices, où que vous soyez, je tiens à vous rassurer que la Nation congolaise ne faillira jamais à son devoir de se battre pour que justice soit faite.

Honorables Députés et Sénateurs,

Cette nouvelle guerre ne peut, en aucune manière, éloigner la République de sa marche vers la réalisation de ses objectifs prioritaires pour des horizons meilleurs.
Ce n'est pas le moment de croiser les bras ou d'attiser nos querelles intestines. Ce n'est pas le moment de nous tourner le dos les uns aux autres au nom des nos idéologies partisanes. C'est plutôt le moment de protéger et de défendre le plus grand héritage que nos ancêtres nous ont légué. Et cet héritage, c'est la République Démocratique du Congo, dans ses frontières du 30 juin 1960.

Les Actes d'engagement signés le 23 janvier 2008 par le Gouvernement de la République, les groupes armés du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, les élus nationaux et locaux, les témoins nationaux et les facilitateurs internationaux, n'ont malheureusement pas encore réussi à restaurer la paix, la sécurité et le développement légitimement attendus par les populations dans cette partie du territoire national.

Ce n'est cependant pas une raison suffisante pour tomber dans la résignation et cesser d'explorer toutes les voies que le droit et la pratique internationale autorisent pour une paix durable.

Face à la gravité de la situation et fort de vos recommandations, nous multiplions donc les actions politiques et diplomatiques pour mettre fin à la guerre et à la misère sous laquelle ploie la population de cette partie du pays, le courage en politique consistant aussi à prendre les décisions et à consentir les sacrifices permettant que demain soit mieux qu'aujourd'hui.

Dans les tractations actuelles pour le retour d'une paix durable, une seule préoccupation anime le gouvernement. Il s'agit du sort et du bien-être de nos populations, étant entendu que, dans un espace de vie où se trouve une mosaïque de communautés, entretenir la paix et la réconciliation, est un facteur de rétablissement de confiance et d'intégration sociale.
Honorables Députés et Sénateurs,

La situation que traverse actuellement notre pays nous a donné l'occasion d'évaluer le degré de solidarité entre toutes les institutions de l'Etat impliquées directement ou indirectement dans cette bataille pour la survie de la Nation.

J'engage le Gouvernement à promouvoir et à donner une forme utile à l'élan de solidarité observé partout à travers le pays, en faveur des populations martyres des zones affectées par cette guerre.

Notre diplomatie est en marche en vue de vider les contentieux réels ou supposés qui empoisonnent nos relations avec certains de nos voisins. Ce faisant, nous allons réduire sensiblement l'espace de violence et de pillages dans la région, longtemps facilité par l'absence de communication entre nos Etats.

Notre volonté d'élargir nos relations de coopération avec la Communauté internationale est constante. Pays situé au cœur de l'Afrique, la République Démocratique du Congo a le devoir d'occuper la place qui lui revient dans le concert des Nations. C'est ainsi qu'une attention particulière est constamment accordée aux organisations sous régionales auxquelles nous appartenons. Il s'agit notamment de la CEEAC et de la SADC où, aujourd'hui, notre pays assume respectivement les postes de Président et de Vice-Président en exercice.

C'est aussi dans le même esprit que notre pays participe actuellement aux initiatives visant la reprise des activités de la CPGL, conçu pour être gage de paix et de sécurité pour notre sous région!

Dans le même ordre d'idées, sont entrepris des efforts tendant à la normalisation des relations diplomatiques avec tous les pays qui nous entourent.

Au plan international, les Nations Unies et certains pays amis avaient demandé, avec insistance, aux animateurs des institutions politiques congolaises en place en 1994, de recevoir, hors de tout contrôle, des centaines de milliers des réfugiés rwandais dont une partie sert de prétexte, aujourd'hui, à la conflictualité récurrente, dans les provinces du Nord Kivu et du Sud Kivu.
Notre peuple est en droit d'attendre de cette communauté internationale une contribution plus déterminante aux efforts tendant à résoudre ce grave problème dont il est la première victime.

Honorables Députés et Sénateurs,

En dépit de ces dangers et défis du moment, j'ai pris l'engagement de transformer le territoire national en un vaste chantier de travail et de reconstruction sur cinq axes principaux. Il s'agit, pour rappel, des secteurs de' l'éducation et de la santé, de l'eau et de l'électricité, de l'emploi, des infrastructures et du logement.

Pendant tout mon mandat, ces cinq secteurs bénéficieront de l'attention particulière de quiconque participe à la gestion du pays, quel que soit son niveau de responsabilité. C'est une mobilisation générale en vue de donner à notre peuple des raisons d'espérer. C'est un élan de régénération et de synergie collective, impliquant toutes les composantes de notre société: jeunes et vieux, hommes et femmes ainsi que toutes les sensibilités politiques, y compris l'opposition, en vue d'en garantir le succès.

A ce sujet, je voudrais réaffirmer ma conviction selon laquelle, dans une société démocratique comme la nôtre, l'opposition, en jouant son rôle rigoureusement, honnêtement et sans complaisance, contribue efficacement à la bonne gouvernance et au développement.

C'est donc au nom de tous les congolais que je tiens à réaffirmer que dans la double compétition pour la reconstruction de notre pays et pour être de ceux qui, dans le monde de demain, seront des acteurs incontournables, Nous n'entendons pas nous satisfaire de participer. Nous entendons plutôt gagner.

L'affirmer n'est ni rêverie, ni arrogance. C'est faire preuve d'ambition.

Cette ambition est légitime, vu la diversité et la richesse de nos ressources, dont notre jeunesse.

La réaliser est une question de temps, mais aussi et surtout de vision, de volonté, de discipline et d'organisation.

Certes, de l'abîme où nous nous trouvions il y a à peine sept ans, au sommet auquel nous aspirons, le chemin est bien long. Pire, il est escarpé, glissant et semé d'embûches.

Le fait que parfois nous trébuchions, ne justifie donc pas toutes les remises en cause, y compris celles d'une vision plébiscitée par le peuple et de sa stratégie de mise en oeuvre.

Bon nombre de ces critiques sont d'ailleurs non fondées, parce que basées sur des postulats plutôt que sur des analyses objectives.

Que penser en effet de l'objectivité des critiques qui trouvent exceptionnellement longues les deux années qui se sont écoulées depuis Décembre 2006, début du compte à rebours pour la mise en œuvre du programme du quinquennat en cours alors que des financements, négociés il y a plus de cinq ans avec d'autres partenaires de référence, n'ont toujours pas été décaissés et que, trois ans après leur identification, des projets dits d'urgence n'ont toujours pas démarré, sans que pour autant soient mis en cause le professionnalisme et l'efficacité structurelle desdits partenaires, moins encore le principe du partenariat avec eux.

L'une des critiques les plus récurrentes, mais néanmoins surprenante, est que la vision du Congo que nous voulons pour nos enfants et petits enfants manquerait de réalisme. Elle est trop ambitieuse et serait trop coûteuse.

Comme si le réalisme consistait à offrir à un géant, un costume et des bottes de nains !

N'en déplaise aux incrédules par option, la reconstruction du Congo est peut-être lente à démarrer, mais elle a effectivement commencé. Comment en effet ne pas l'affirmer quand, comme promis, des chantiers ont été ouverts à divers endroits de la capitale et à travers le territoire national ?

A titre d'exemple, aujourd'hui, l'usine de traitement d'eau de Ndjili, le revêtement en dur des tronçons routiers Kinshasa - Kenge - Masimanimba - Kikwit, l'autoroute Lubumbashi - Kasumbalesa, la distribution des kits scolaires à tous les élèves de la première année primaire, sont-ils une fiction ou une réalité?

Que dire aussi de l'acquisition, sur fonds propres, de onze brigades routières pour l'équipement des services de l'Office de Routes dans chacune de nos provinces, de la reprise du trafic ferroviaire sur les tronçons Lubumbashi - Ilebo et Kalemie - Kindu, du fait d'un contrat de gestion, prélude à la restructuration? Est-ce une fiction ou une réalité?

Les résultats accomplis sont d'autant méritoires qu'ils l'ont été dans un environnement international où se dressent de nouveaux obstacles en matière de mobilisation des ressources financières. Il s'agit de la crise financière internationale à la base de la récession actuelle et doublée d'une crise alimentaire.

Certes, la République Démocratique du Congo, à l'instar d'autres pays de l'Afrique au sud du Sahara et à économie fragile, ne sera pas épargnée des conséquences de cette crise, à savoir l'instabilité des cours des produits de base et la réduction des flux des capitaux étrangers.

Pour faire face à cette situation, nous devons mettre en exergue tous les atouts de notre pays et dont particulièrement l'agriculture.

C'est ainsi que 700 tracteurs agricoles seront réceptionnés bientôt pour contribuer à la mécanisation progressive de l'agriculture et réduire de manière conséquente notre dépendance alimentaire. Il en sera ainsi chaque année.

C'est le lieu pour moi de vous inviter à refuser tout défaitisme. Les cinq chantiers ne sont pas un slogan, mais plutôt une vision d'un développement intégré de notre pays. Il s'agit de nous engager dans des actions concrètes allant de la réhabilitation de ce qui existe à la création de nouvelles infrastructures grâce à une intelligente combinaison des investissements publics et privés pour créer plus de richesses et plus d'emplois.

C'est dans cet esprit que s'inscrit le programme de maintenance du réseau routier qui, par-delà le lot important de matériel payé par le Gouvernement de la République, pour équiper l'ensemble de ses différentes brigades, sera financièrement appuyé par les ressources provenant du Fonds d'Entretien Routier, FONER nouvellement créé.

Dans cette perspective, 200 kilomètres de route seront entretenus dans chaque territoire, en recourant au cantonage manuel. Ceci permettra non seulement de désenclaver l'arrière pays, mais aussi et surtout de faire rayonner l'économie agricole.

C'est dans ce cadre également que cent bacs et plusieurs ponts métalliques sont déjà commandés et seront réceptionnés l'année prochaine, afin que les biens et les personnes circulent sans entraves, en vue de réduire les coûts de transport en rapprochant les producteurs des centres de consommation.

Honorables Députés et Sénateurs,

Comme je l'ai indiqué plus haut, l'une des conséquences prévisibles de cette crise sera de rendre notre économie qui n'est déjà pas sortie de son marasme, plus vulnérable qu'auparavant. La chute brutale des cours des matières première, principales sources de nos recettes publiques, peut avoir une incidence négative sur notre programme de reconstruction. Toutefois, nous ne devons pas nous laisser paralyser par des anticipations pessimistes, car, en cette matière, les variations constituent la règle.

Quelle que soit l'importance des accords avec nos partenaires et les retombées positives attendues, je reste convaincu que le gage de réussite demeure notre capacité à prendre en charge notre destin, de sorte que l'aide extérieure, d'où qu'elle vienne, ne soit qu'un appoint.

Par ailleurs, la crise financière mondiale qui a remis en cause un certain nombre d'idées stéréotypées a démontré l'importance de l'Etat comme facteur de régulation de l'activité économique. C'est la raison pour laquelle, j'attends du Gouvernement une politique audacieuse d'adaptation des priorités de l'action publique à la nouvelle situation ainsi créée.

Honorables Députés et Sénateurs,

Malgré les difficultés conjoncturelles auxquelles notre pays se trouve confronté, le social demeure une nos des grandes préoccupations du moment.

Certes les résultats, en l'espèce, paraissent encore maigres au regard de l'ampleur des besoins. Mais, ma détermination à donner un contenu réel à la promesse faite à notre peuple d'améliorer son vécu quotidien, demeure inébranlable.
C'est pourquoi, j'ai assigné, entre autres missions prioritaires au Gouvernement qui vient d'être mis en place, celle de la lutte contre la pauvreté.

Je demande au Premier Ministre et à toute son équipe de veiller tout spécialement à la matérialisation de cette tâche grâce aux moyens que le Parlement s'apprête à mettre à leur disposition par le vote du budget 2009.

J'invite également tous les Gouvernements provinciaux et toutes les Assemblées provinciales à s'engager résolument dans la voie du développement à la base, car la raison d'être de la décentralisation n'est pas la consécration des seigneuries locales, mais plutôt une large participation de nos populations à la détermination de nos choix fondamentaux.

Le contexte de crise dans lequel intervient l'adoption de la loi budgétaire 2009, rend inévitable le consentement de nouveaux sacrifices.
Pour être acceptés et perçus comme utiles et justifiés, ces sacrifices devront être équitablement partagés entre toutes les catégories des Congolais.

Honorables Députés et Sénateurs,

Comme on peut s'en apercevoir, des efforts d'amélioration de la situation sécuritaire et socio-économique par le Gouvernement sont palpables. Ils doivent être poursuivis et intensifiés. Soutenus par nous tous, ces efforts devraient pouvoir donner à la République Démocratique du Congo, pour les années à venir, une plus grande capacité dans tous les domaines.

Sur un autre registre, malgré les avatars de l'insécurité qui étranglent le Kivu, la République Démocratique du Congo continue à faire du chemin et du bon chemin dans la voie de la démocratisation et de l'instauration de l'Etat de droit, du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Je lance, une fois de plus, un vibrant appel aux institutions et aux acteurs politiques sans discrimination d'aucune sorte, pour qu'ils contribuent à la consolidation de l'Etat de droit démocratique.

C'est aussi l'occasion pour moi, de saluer le travail accompli par le Parlement en matière de production législative et de contrôle.
Ces missions constitutionnelles doivent cependant être remplies sans que les chambres législatives ne cherchent à interférer dans les attributions de définition, de mise en œuvre et de conduite de la politique de la Nation, lesquelles relèvent du pouvoir exécutif.

Quant au pouvoir judiciaire, les changements intervenus à la tête des organes juridictionnels avaient pour but de créer les conditions d'une justice qui soit véritablement juste et équitable pour tous.

Nous ne devons pas oublier que notre Justice traînait une vielle gangrène nécessitant une chirurgie appropriée. Même si, par moments, certains soubresauts de cette maladie réapparaissent, il est important que cessent les trafics d'influence qui, faut-il le rappeler, constituent une infraction. Très souvent, alors que les magistrats posent des actes conformément à leur devoir, et avant même qu'ils aient clôturé l'instruction préparatoire, des coups de fil pleuvent de partout pour paralyser l'action publique. Cela est inadmissible, au risque d'accréditer l'idée d'une République d'intouchables. Quiconque viole la loi sera poursuivi.

Les magistrats sont au service de la nation. Il ne peut y avoir ni ingérence, ni interférence dans l'exercice de leurs fonctions. Ceci ne signifie cependant pas que l'indépendance de la magistrature place le magistrat au dessus de la loi, encore moins que les congolais accepteront des jugements iniques ainsi que des pratiques qui portent atteinte à la dignité de la personne humaine.

Le chapitre des droits de l'homme ne peut être passé sous silence. Notre détermination de les promouvoir est indéniable. Cependant, à chaque droit correspond une obligation, autrement il n'y aurait point de droit. Nous encourageons toutes les organisations en charge des droits de l'homme de faire leur travail dans les normes et les limites qu'imposent les règles de l'art; elles bénéficieront toujours de notre oreille attentive, car les abus de droit assassinent les bases de toute démocratie.

Honorables Députés et Sénateurs,

Je voudrais partager avec vous ma réflexion sur la décentralisation voulue par l'ensemble de notre peuple, et consacrée par notre Constitution. La décentralisation ne doit, en aucune façon, servir d'alibi à des projets anti-patriotiques de déstabilisation des institutions ou devenir une source de tensions permanentes alimentées par des intérêts égoïstes. La décentralisation doit, au contraire, être perçue comme un mécanisme approprié de gouvernance de proximité" un facteur d'unité et de paix de notre pays dans sa riche diversité.

La décentralisation se poursuivra jusqu'au niveau des entités de base, qui seront dotées, à travers les élections municipales et locales, de dirigeants élus, mais aussi le transfert effectif des moyens en vue de permettre aux provinces et aux autres entités décentralisées de faire face à leurs responsabilités.

Honorables Députés et Sénateurs,

Notre ferme volonté de sortir du cercle vicieux du sous-développement ne peut porter des fruits que si la paix s'installe définitivement dans notre pays. Il est donc impérieux pour nous d'organiser cette paix, sans perdre de vue que les étapes en seront longues et rudes. C'est pourquoi, par moment, notre marche vers le nouvel ordre pourtant irréversible, est perçue comme lente ou hésitante. Je puis vous rassurer qu'il n'y a ni lenteur, ni hésitation, mais plutôt réalisme face aux obstacles concrets sur le chemin du progrès.

Par ailleurs, si à l'intérieur, nous continuons à subir les effets pervers de la crise multiforme qu'a connue notre pays, sur le plan régional, africain et international, notre présence devient plus perceptible. En effet, notre implication dans les structures d'intégration sous-régionales est une preuve éloquente de notre participation active dans la résolution collective des problèmes du continent et, surtout, un témoignage de notre combat commun contre le sous-développement et la pauvreté.

Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale,

Monsieur le Président du Sénat,

Monsieur le Premier Ministre,

Honorables Députés et Sénateurs,

Mes Chers Compatriotes,

Je n'ai pas assez insisté sur l'impunité, la corruption et les tracasseries de tous genres. Ceci ne signifie nullement que le pays serait sorti de l'œil du cyclone en ces domaines; il s'agit plutôt de ma pleine confiance aux mécanismes de contrôle parlementaire et aux institutions chargées de dire le droit afin d'éradiquer, avec le concours de la loi, l'ensemble de ces fléaux.

Je voudrais, avant de conclure, rappeler ma préoccupation constante pour une pacification totale et permanente de notre pays, parce que la paix est, à la fois, un droit et une aspiration légitime pour chaque peuple.

Je voudrais aussi réaffirmer ma conviction qu'avec la grâce de Dieu et notre commune détermination, contre vents et marées, la Nation congolaise s'affirme et affermit chaque jour notre identité et notre unité.

En effet, comme tout organisme vivant, la Nation congolaise peut, à un moment ou à un autre, connaître des poussées de fièvre. Celles que constitue la rupture de la paix et de la sécurité au Nord Kivu et en Ituri, ainsi que le ralentissement prévisible de la reprise économique, du fait de la récession mondiale, sont certes préoccupantes; mais elles sont cependant curables.

Globalement, les signes vitaux de la Nation congolaise sont donc plus porteurs d'espoirs que d'inquiétudes.

Que vive la République Démocratique du Congo.

Je vous remercie.



 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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