Goma,
le 18-09-2008
Programme
Amani :
le plan de
désengagement approuvé

Le gouvernement et la facilitation
internationale ont approuvé mercredi, à
Goma, dans la province du Nord-Kivu, le plan de désengagement
présenté par la Monuc. Vital Kamerhe,
président de l’Assemblée nationale,
l’a annoncé ce jour même,
Ce plan comprend deux phases. La
phase de consolidation du cessez-le-feu et le désengagement
proprement dit. Il définit, notamment, les
zones de désengagement, le retrait des forces
et le rétablissement de l’autorité
de l’Etat, a indiqué Vital Kamerhe, président
de l’assemblée nationale.
Concrètement, dans un premier
temps, les forces et les groupes armés engagés
dans le conflit actuel doivent prendre du recul et
laisser une zone démilitarisée au sein
de la quelle la Monuc et la police vont se déployer
et contribuer à la restauration de l’Etat.
Suivra ensuite l’étape du regroupement
des troupes dans des centres. Sur place, il sera question
d’identifier tous les combattants et de permettre
à chacun de choisir entre le brassage et la
démobilisation.
L’adoption de ce plan de désengagement
a eu lieu à l’issue d'une séance
de travail avec le président de la République
précédée d’une grande réunion
dans la matinée à laquelle ont pris
part Denis Kalume, ministre d'Etat de l'Intérieur,
Mbusa Nyamwisi, ministre des Affaires étrangères,
Tshikez Diemu, minitre de la Défense et de
l’abbé Apollinaire Malu Malu, coordonnateur
du programme Amani, côté officiels congolais,
ainsi que M. Alan Doss de la Monuc, des représentants
de l’ Union européenne dans la région
des Grands Lacs des Etats-Unis.
Avant son adoption par le gouvernement
et la facilitation internationale, ce plan a été
soumis à l’appréciation des dirigeants
du CNDP par la facilitation internationale, à
Kimoka, à plus de 27 kilomètres de Goma.
Contacté à ce sujet,
Bertrand Bisimwa, rapporteur du bureau politique du
CNDP, indique que son mouvement est actuellement entrain
d’étudier ce projet du plan de désengagement
en vue d’y apporter des amendements. Toutefois,
le mouvement de Laurent Nkunda souhaite que ce document
soit traité dans le cadre des négociations
directes avec le gouvernement dans un pays neutre.
Pour Vital Kamerhe, tous les groupes,
signataires des actes de Goma sont tenus désormais
de réaffirmer le cessez-le feu.
La Rédaction
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