Goma,
le 27-09-2008
BRUXELLES:
DES DELEGUES DE NKUNDABATWARE
TENTENT UNE
SORTIE POLITIQUE (ch.Fit)

Les délégués en Europe de Nkundabatware
ont tenté de tenir ce jeudi 25 septembre 2008
une conférence de presse sur la situation à
l’Est de la RD Congo.
C’était au septième niveau du
First Euroflat Hôtel de Bruxellles, non loin
du rond-point Schuman. Le but de la conférence
était de faire le point sur la situation sécuritaire
à l’Est du pays.
La petite salle de conférence a presque refusé
du monde. Bruxelles étant une ville très
sensible politiquement pour tout ce qui touche au
Congo, il n’y avait donc pas que la presse,
on s’en doute.
À onze heures, les membres de la délégation
se présentent et Omar Basile Diatezwa le chef
du groupe prend la parole pour lire la déclaration
de leur mouvement : huit pages. Un discours qui charge
essentiellement le régime de Kinshasa. Toute
l’hécatombe de l’Est du Congo est
mise sur son dos.
Avant qu’il n’arrive
au bout de sa lecture, un mot énerve l’assistance
: l’allusion au Rwanda. Dans la salle, il y
a un vent de révolte. Sans protocole quelques
membres de l’assistance lancent au groupe des
conférenciers des propos peu enviables. En
clair, les Congolais en ont marre d’entendre
des gens mêler le Rwanda de près ou de
loin à ce qui concerne le Congo. Quelques bousculades
et même un peu de gaz lacrymogène venu
d’on ne sait où. Les nerfs se calment
quelque peu.
Les membres de l’assistance permettent néanmoins
à Basile Diatezwa d’aller jusqu’au
bout de sa lecture.
Vient le moment des questions. Pierre
Shizirungu Gatama, membre du bureau politique du CNDP
et modérateur du jour tente de donner les règles
de jeux : la parole à la presse en priorité.
Vague de protestations. Il fait marche arrière,
promettant la parole à tout le monde. C’est
Bernard Leplat de la RTBF puis Maryse Jacob de la
Libre Belgique qui sont désignés en
premier. Nos doigts de nègres ne sont apparemment
pas intéressants. Nous ne sommes sûrement
pas la presse à laquelle l’invitation
avait fait allusion. Tergiversations, maladresses
verbales et… la salle arrache définitivement
la parole. Toutes sortes de remarques fusent :
« Assez d’une nième aventure rwandaise
au Congo par le Kivu,
« Toujours des Congolais hommes de paille des
étrangers… »
La tension monte, des menaces sont
proférées, la police est appelée
à la rescousse et un cordon est vite constitué
pour protéger les quatre orateurs. C’est
la cacophonie. Jusqu’à ce que nous nous
séparerons, plus rien ne se passera dans l’ordre.
Du discours des gens du CNDP ? Personne
ne retiendra rien de consistant, la démarche
ayant été vicié dès le
départ par un schéma qui est pratiquement
resté le même depuis 1996 quand un certain
Laurent Kabila, arrimé à un camion Rwandais
se présentât comme libérateur
du Congo. Depuis lors, que de coups de feux, que des
déplacements des populations, que des morts,
le cap de cinq millions est déjà franchi…
Et toujours pas de paix au Congo.
Ceux qui ont soutenu cette conférence,
ont-ils pris la précaution minimum de recueillir
l’avis du commun des Congolais sur leur démarche
?
L’accueil réservé à cette
conférence risque d’être la même
à travers tout le Congo pour ce mouvement qui
se déclare militaro-politique, en apparent
déphasage avec les Congolais. Est-ce parce
que le tandem Kabila-Gizenga patauge, qu’il
faut embrasser Nkundabatware et ses ouailles ?
Cheik FITA
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Michel Rudatenguha, Représentant du CNDP pour
l’Europe. Photo C.I.C
Conférence de presse chahutée
du CNDP à Bruxelles
(par B. Amba Wetshi)
Michel Rudatenguha, Représentant du CNDP pour
l’Europe. Photo C.I.C
Le point de presse organisé, jeudi 25 septembre,
par la représentation en Europe du Congrès
national pour la défense du peuple (CNDP) a
été perturbé par des activistes
politiques congolais dont les «Bana Congo».
La police fédérale a dû intervenir
pour calmer les esprits. Face à un mur de préjugés
défavorables, le représentant du CNDP
a éprouvé toutes les peines du monde
à «éclairer» l’opinion
nationale et internationale sur les «enjeux
à l’Est».
Les affrontements entre les FARDC
(Forces armées de la RD Congo) et les combattants
du CNDP de Laurent Nkunda se poursuivaient mercredi
24 septembre dans les territoires de Rutshuru et de
Masisi. On signalait également des accrochages
entre les forces gouvernementales et des miliciens
«Pareco» notamment à Kamandi dans
le Territoire de Lubero. Le CNDP accuse les FARDC
d’avoir attaqué ses positions notamment
à Mweso, dans le Masisi, et à Rugari,
territoire de Rutshuru. Un rapport établi par
le mouvement nkudiste sur la situation militaire de
ce jeudi 25 septembre indique qu’une «relative
accalmie» était perceptible sur «tous
les fronts». Pour combien de temps ? Toute la
question est là ! A Bruxelles, Michel Rudatenguha,
représentant du CNDP pour l’Europe, tenait
– a tenté de tenir ? - une conférence
de presse dans une salle située (au 7ème
étage de First Euroflat Hôtel) à
un jet de pierre du siège de la Commission
de l’Union européenne. L’homme
était assisté de trois autres membres
de ce mouvement politico-militaire. A savoir : Baravuga
Salomon, Nshizirungu Gatama Patrick et de Basile Diatezwa,
respectivement membre de la représentation
du CNDP pour l’Europe, membre du Bureau politique
et chargé de mission. Objectif annoncé
: éclairer l’opinion congolaise et internationale
sur les enjeux politiques du conflit à l’Est
du Congo-Kinshasa. Un texte introductif d’une
dizaine de pages (signé Omar Basile Diatezwa)
a été distribué à l’assistance.
Une assistance estimée à une cinquantaine
de personnes dont quelques journalistes.
Activistes politiques
Introduisant l’orateur du jour,
en l’occurrence Michel Rudatenguha, Basile Diatezwa
a procédé à la lecture de son
texte dans une salle où l’atmosphère
était déjà lourde avec la présence
de plusieurs "activistes politiques". Parlant
du programme Amani, il a réaffirmé la
position du CNDP selon laquelle «ce programme
est franchement caduc». Ajoutant : «car
nous sommes convaincus de l’option choisie par
le pouvoir de Kinshasa à savoir que «la
paix se trouve au bout du canon». «Face
à la recrudescence de la tragédie qui
sévit en RDC depuis la fin des élections
ayant comme principales sources les comportements
haineux, bellicistes et irresponsables des acteurs
politiques et militaires en poste à Kinshasa,
poursuit-il, nous avons lancé le Conseil national
pour la défense du peuple». Selon lui,
le CNDP est un «mouvement de résistance
populaire» qui a pour mission «la sauvegarde
des droits les plus élémentaires des
citoyens congolais oubliés par leurs dirigeants
depuis les années soixante jusqu’à
nos jours.» Diatezwa de prononcer une phrase
qui va mettre le feu aux poudres : «Le CNDP
n’a strictement rien à avoir avec le
gouvernement rwandais en ce qui concerne sa démarche
politique et militaire.» C’est le tollé
général. Plusieurs personnes quittent
leurs sièges brandissant des doigts accusateurs
en direction des délégués du
CNDP. C’est le cas notamment de Henri Muke Disuishe,
président du groupe de pression «Bana
Congo». «L’AFDL et le RCD ont été
créés par le Rwanda, tonne-t-il. Laurent
Nkunda est, lui aussi, une créature du Rwanda.
C’est parfaitement faux d’affirmer que
les Tutsis sont opprimés au Congo depuis les
années 60 alors qu’ils occupaient des
postes importants sous la IIème République.»
Membre du même mouvement, Didier Osongo de renchérir
: «Le CNDP n’est qu’un prolongement
du RCD-Goma». Samson Cibayi Mukuta, ancien de
«Bana Congo» d’enchaîner :
«Tout ce que notre pays vit aujourd’hui
est la conséquence de la fraude électorale.
Sans les tripatouillages, il n’y aurait pas
eu de guerre.»
«Tutsiland»,
«Hutuland»
Une certaine accalmie est revenue
dans la salle après l’irruption des agents
de la police fédérale. Diatezwa reprend
: «Le CNDP veut s’implanter sur l’ensemble
du territoire national. …». (Nouveau chahut
dans la salle). Une journaliste de la RTBF pose une
question : «Vous dites que le CNDP voudrait
s’implanter sur l’ensemble du territoire
national alors que jusqu’ici Laurent Nkunda
se présente comme le défenseur des membres
de la communauté tutsie ?». «Basile»
de bredouiller : «Il faut que les autres Congolais
s’associent avec Nkunda qui ne pourra rien faire
tout seul…» Jean-Pierre Samba s’emporte
: « Nkunda est un Tutsi, les FDLR et les Interahamwe
sont des Hutus. C’est un conflit rwando-rwandais
qui a été exporté au Congo.»
Représentant des Patriotes Maï Maï,
Michel Moto fustige l’ «ingratitude»
des membres de la communauté tutsie. «Il
y a de nombreux tutsis dans des familles congolaises.
Nous avons, hier, accueilli les Tutsi alors qu’ils
cherchaient une terre d’asile en leur donnant
le gîte et le couvert. Aujourd’hui, les
mêmes Tutsi nous font regretter notre hospitalité.
Deux millions de Congolais, contraints de fuir les
combats, errent actuellement sous les intempéries
dans le Kivu.» Ancien ambassadeur au Japon et
en Russie, Muraïri Mitima Kaneno est formel :
«Nkunda a reçu mission de créer
un Tutsiland dans le Nord-Kivu. Les FDLR et les Interahamwe
sont, de leur côté, occupés à
ériger un Hutuland.» Pour l’ancien
diplomate, la crise qui prévaut dans cette
partie de la RD Congo est orchestrée par le
Rwanda. Bizarrement, tout en doutant de l’efficacité
d’une solution militaire, l’ambassadeur
Muraïri n’est pas non plus favorable à
des négociations avec le CNDP. Que faire ?
«Il appartient à la diplomatie congolaise
de prendre langue avec des pays amis…»,
conclut-il. Le moins que l’on puisse dire c’est
que le CNDP de Laurent Nkunda fait face à un
mur de préjugés défavorables.
Des préjugés qui découlent sans
aucun doute des plaies psychologiques, non encore
cicatrisées, laissées par l’AFDL
et le RCD.
B. Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2008
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Questions directes à Basile Diatezwa
(chargé de mission de Nkunda)
(recueillis par B. Amba Wetshi)
Economiste de formation, Omar Basile Diatezwa est
délégué et chargé de mission
au Congrès national pour la défense
du peuple (CNDP). Il commente le raffut survenu lors
de la conférence de presse organisée
jeudi 25 septembre, à Bruxelles, par le mouvement
de Laurent Nkunda. Les fidèles lecteurs de
notre Site liront avec étonnement les propos
tenus par Basile Diatezwa, selon lesquels Nkunda n’a
pas souvenance d’avoir accordé une interview
à Congoindependant.com. Un comble!
Quelle est votre réaction après le chahut
qui a perturbé la conférence de presse
du CNDP ?
Je trouve cela tout à fait
normal compte tenu de la crise que traverse notre
pays et de la violence qui y perdure. Il me semble
normal que des compatriotes se révoltent surtout
lorsqu’ils n’ont pas la bonne information.
Notre but était justement de donner une information
qui vient de la source.
Quelle était cette
information ?
L’information en question est
la suivante : tout ce que l’on dit sur Laurent
Nkunda et le CNDP n’est que manipulation. De
l’irrationnel. Je viens du terrain. Et tout
ce qu’on a dit dans la salle à propos
de viols de femmes et du trafic du coltan est faux
!
C’est apparemment les faits
que vous réfutez qui ont mis le feu aux poudres…
Bien sûr! Je comprends parfaitement
mes compatriotes. Quelqu’un leur a donné
une information et ils se contentent de cette unique
version de faits. Ce n’est que normal qu’ils
réagissent ainsi.
Que répondez-vous aux Congolais
qui soutiennent que le CNDP n’est qu’un
"prolongement" du RCD-Goma ?
Il est vrai que les fondateurs du
CNDP sont issus du RCD-Goma. Pourquoi y a-t-il eu
une cassure entre le groupe qui a créé
le CNDP et le RCD ? Voilà une question qui
mérite d’être posée. Lorsque
Azarias Ruberwa se rendait au Dialogue intercongolais
à Sun City, en 2002, le général
Nkunda lui avait rappelé d’évoquer,
lors de ces négociations, les revendications
de la communauté tutsie à l’Est.
Après Sun City, il est apparu que ces exigences
n’ont pas été prises en compte.
Ruberwa s’est contenté de son positionnement,
les Nkunda, eux, ont repris les armes. Le problème
de fond perdure.
Dans votre mot introductif, vous
dites que le CNDP entend s’implanter sur l’ensemble
du territoire national de la RD Congo. Et pourtant,
Laurent Nkunda se présente comme le défenseur
des membres de la communauté tutsie. C’est
en tous cas, ce qu’il clamait dans l’interview
qu’il a accordée, le 4 septembre 2007,
par téléphone, à Congoindenpendant.com…
Je viens du terrain comme je vous
ai dit. J’ai posé la question à
Laurent Nkunda au sujet de cette interview. Il m’a
dit qu’il n’a jamais accordé cette
interview.
Pourquoi n’a-t-il jamais opposé
une protestation ou publié un démenti
pour récuser cet entretien qui a été
réalisé il y a un an ?
Est-ce qu’on lui donne le moyen
de communiquer ? Justement, le CNDP souffre d’un
déficit communicationnel.
Vous affirmez donc que Laurent Nkunda
n’a jamais accordé une interview à
Congoindependant.com ? Pour votre information, je
détiens l’enregistrement.
On aura l’occasion d’en
parler !
C’est tout de même grave
que Laurent Nkunda ait pu se livrer à des telles
dénégations…
Peut-être que vous avez fait
des commentaires qui n’étaient pas de
lui…
Il n’y a pas eu de commentaires
du tout. Il n’y avait qu’un jeu de questions/réponses
Vous savez, le CNDP a une vocation
nationale.
Peut-on défendre à
la fois une communauté ethnique et une nation
?
La défense du terroir est
tout à fait normale. On le voit par exemple
lorsque le mouvement politico-religieux Bundu dia
Kongo est persécuté. Dans le cas qui
nous occupe, l’Etat central est incapable d’assurer
la sécurité des personnes et des biens
dans chaque terroir. Ce n’est que normal que
les gens se prennent en charge. Si les Bakongo étaient
dans un environnement «militaro-historique»
comme à l’Est, je crois qu’ils
allaient s’organiser militairement.
A travers le chahut, n’avez-vous
pas le sentiment que le combat de Laurent Nkunda est
loin de susciter une large adhésion populaire
?
Non ! Nous sommes en démocratie.
Et dans une démocratie, il faut privilégier
le débat d’idées et non la violence
physique. Le rôle du CNDP est de faire un travail
pédagogique pour faire passer son message.
Je peux convenir que ce n’est pas facile. Mais
un jour, les gens vont comprendre le discours du CNDP.
Je vais vous poser une question un
peu vache. Que dites-vous aux Congolais qui disent
dans la salle que Basile Diatezwa n’est que
le «Bantou de service» ?
Ce sont des insinuations insultantes.
Premièrement, je ne suis pas le seul Bantou
dans le CNDP. Deuxièmement, vous me connaissez
assez bien pour savoir que j’ai toujours eu
une vision «intégrative» au Congo.
Ce n’est pas aujourd’hui que je défends
la «problématique banyarwanda».
Ceux qui font ces affirmations s’égarent.
Devrait-on me traiter de «Bantou qui va porter
la mallette» simplement parce que j’ai
pris l’option d’adhérer au CNDP
? En tous cas, je fais la politique en fonction des
valeurs. Et je sais que la cause défendue par
Nkunda et le CNDP est juste. Donc, je la soutiens.
Laurent Nkunda a exigé des
«négociations directes» avec le
gouvernement de Kinshasa. Que doit-on négocier?
Négocier la paix ! Et ce pour
la simple raison que le Programme Amani n’a
pas été couronné de succès.
Le CNDP donne là la preuve de sa bonne volonté
pour la paix. Il faut savoir que militairement nous
pouvons arriver à Kinshasa.
Même sans l’adhésion
populaire ?
Nous ne sommes pas de brutes. C’est
pour cela que nous ne voulons pas aller à Kinshasa
comme à l’époque de l’AFDL.
Cette époque est révolue. Le pouvoir
à Kinshasa doit être un pouvoir voulu
par le peuple. L’action que nous menons vise
à amener la classe politique congolaise à
prendre conscience des problèmes politiques.
La négociation vise justement à arriver
à un compromis du fait que militairement, nous
sommes forts. Mais, nous respectons le pouvoir légitimé
par les urnes. Un pouvoir qui doit tenir compte de
nos revendications. A savoir le problème des
Interahamwe et des réfugiés qui vivent
dans les pays limitrophes.
Comment expliquez-vous qu’on
entend plus parler des affrontements entre les FARDC
et le CNDP et non entre ce mouvement et les FDLR ou
les Interahamwe ?
Les FDLR et les maï maï
sont armés par le gouvernement. C’est
connu ! Le CNDP affronte également les FDLR
et les Interahamwe...
Quel est votre prochain objectif
après cette «conférence manquée»
?
«Conférence manquée?»,
je ne le pense pas. A preuve, nous avons quand même
pu transmettre notre message. Vous avez de la documentation.
Il y a eu, bien sûr, des échauffourées.
C’est normal dans la mesure où la thématique
est bouillante. Depuis hier, j’ai demandé
à la police de prévoir un dispositif
spécial de sécurité parce que
je savais qu’il y aurait des grabuges. Il reste
que c’est un débat d’idées.
J’espère qu’à la prochaine
occasion, le public sera beaucoup plus souple. Ce
n’est que dans le dialogue, dans le compromis,
qu’on pourrait trouver des solutions. Il ne
sert à rien de nous bagarrer. Le Congo est
notre pays. En politique, nul ne détient la
vérité absolue. Nous devons faire preuve
de tolérance.
Propos recueillis par B. Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2008
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