Goma,
le 18-01-2009
Julien PALUKU face à la presse après
le 3ème round Gouvernement-CNDP
Le Gouverneur de la Province du Nord-Kivu, l'Honorable Julien PALUKU KAHONGYA a tenu une conférence de presse ce dimanche 18 janvier 2009 à sa résidence officielle. Le but de cette conférence était d'éclaircir la population sur le 3ème round des discussions de Nairobi entre le Gouvernement et le CNDP.
Voici ih extenso l'intégralité de son message:
Je voudrai comme d'habitude à travers vous saluer la population du Nord-Kivu et exprimer de nouveau mes vœux de bonheur et de prospérité à vous tous journalistes et ainsi qu'à la population.
En ce moment je sais que la population a besoin de savoir ce qui s'est passé à Nairobi parce que c'est pratiquement le 8 décembre 2008 que nous nous sommes engagés dans des rounds parce que la volonté du Gouvernement était d'en finir avec la guerre et c'est la raison pour laquelle le Gouvernement étant d'en finir avec la guerre et c'est la raison pour laquelle le Gouvernement a accepté le dialogue avec le CNDP.
Nous sommes arrivés à adopter les différents textes principaux à savoir les modalités du dialogue ainsi que le règlement intérieur qui sont les instruments qui doivent guider dans la suite du dialogue, après c'est le texte de référence qui a été adopté.
La demande du CNDP de faire participer l'Assemblée Nationale et le Sénat, l'opposition politique et l'AMP au dialogue et les explications qui nous ont été données, cela amener les parties à un accord qu'il n'était pas opportun qu'on fasse venir ces institutions là surtout que l'accord auquel on pourrait arriver à Nairobi devra être présenté au niveau de la chambre haute et au parlement. Donc le parlement ne pouvait plus être juge et partie de l'accord.
C'est ainsi que le CNDP a fait cette concession et nous sommes donc arrivés à signer le 3 e texte en considérant que l'Assemblée Nationale et le Senat, l'opposition politique et l'AMP ne viendront pas à Nairobi ; mais nous nous sommes mis d'accord sur un dispositif selon lequel la facilitation pourrait faire appel à d'imminentes personnalités sans les citer nommément.
Et vers la fin, nous devrions maintenant participer à la signature de la déclaration conjointe de la signature de la fin des hostilités.
A ce sujet, nous ne sommes pas arrivés à signer cet accord parce que nous avions certains points auxquels nous ne nous sommes pas accordés. Le 1 er est que, le CNDP a considéré que dans ce dialogue on devrait faire une déclaration de fin des hostilités sur toute la partie Est de la RDC, or vous savez qu'en décembre on venait effectivement de poser un problème par rapport à ça car le CNDP disait qu'il fallait qu'on parle du problème sur l'ensemble du territoire national.
Nous nous sommes arrivés à lever l'obstacle et le CNDP est arrivé à accepter que la crise est à l'Est du pays.
Maintenant lors de la signature de la déclaration, un point essentiel qui a opposé les deux délégations, c'est la localisation des troupes du CNDP. Pour le CNDP, la déclaration devrait concerner l'ensemble de l'Est alors que pour le Gouvernement les hostilités sont bien localisées dans le Nord et le Sud-Kivu.
Alors le Gouvernement a estimé que pour autant que les FARDC ne se sont jamais affrontés au CNDP dans une autre province que le Nord et le Sud-Kivu, il ne pouvait pas signer un accord de cessation des hostilités dans le Katanga ou en Ituri, à moins que le CNDP ne dise que le FPIC qui opère en Ituri est une branche de son armée et là lorsque cette question a été posée en ce moment le CNDP n'a pas considéré que ceux qui se battent en Ituri constituaient une de leurs branches.
Le 2 ème élément sur lequel nous ne nous sommes pas tombés d'accord, c'est la demande du CNDP d'ouvrir la douane de Bunagana. Le CNDP commençait à dire qu'il finançait le Gouvernement de 1 million de $ par mois. Il était de la responsabilité du Gouvernement de renoncer au financement d'une rébellion. Comme nous sommes dans un processus démocratique, on ne peut plus autoriser que cette douane soit ré ouverte. Nous avons donné une proposition qui est presque au milieu pour dire que si Bunagana doit être ré ouvert de nouveau avant que le CNDP vienne le contrôler, il faut qu'elle soit alors sous le contrôle des Nations Unies, la frontière étant la souveraineté d'un pays et on ne peut pas continuer à laisser une rébellion contrôler une douane.
Le 3 ème point auquel on n'est pas tombé d'accord, c'est que dans la déclaration de fin des hostilités, on avait mis un point qui demandait aux parties de ne pas tolérer la taxation illégale et l'exploitation des minerais parce que, vous êtes sans ignorer que dans les territoires sous contrôle du CNDP, l'exploitation y est illégale.
Voilà les points qui ont poussé à ce que nous quittions Nairobi sans pouvoir signer l'acte d'engagement auquel la population s'attendait. C'est ainsi que la facilitation qui nous suit nous a donné un 4 ème round de négociation afin que toutes les parties puissent encore réfléchir sur les points en rapport avec ces divergences, déchirement, afin que cette fois-ci le 25 prochain on arrive finalement à mettre les points sur les i et à en finir avec la guerre. www.provincenordkivu.org
La Rédaction
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