Goma,
le 17-10-2008
COMMUNICATION
DE L’ABBE MALUMALU.

Mesdames et messieurs de la presse
?
Comme vous le savez, le Gouvernement
de la République démocratique du Congo
et la Communauté Internationale, dans le cadre
de l’examen des travaux de la Commission Technique
Mixte Paix et Sécurité, se sont mis
d’accord sur le plan de désengagement
qui a été accepté par tous les
groupes armés signataires de l’Acte d’engagement
de Goma, à l’exception du CNDP.
Ce plan de désengagement assigne des rôles
à chaque partie. A la MONUC comme vous le savez,
c’est le principe « convaincre ou contraindre
». Le gouvernement de la République Démocratique
du Congo : c’est définir les dispositions
appropriées pour la Police Nationale Congolaise,
les Forces Armées de la République Démocratique
du Congo, pour l’appui logistique et le financement
de ces opérations de désengagement avec
l’appui de la Communauté internationale
et bien sûr, de la Facilitation internationale.
Le gouvernement et tous les acteurs
du Programme Amani viennent d’abord de confirmer
l’engagement de la partie nationale dans le
cadre de ce Plan de Désengagement.
C’est dans le cadre de ce plan de désengagement
que je voudrais vous confirmer le retrait des FARDC
de Tongo, dès hier, mercredi, 15 octobre 2008,
en accord avec la Monuc. Un certain nombre de précautions
ont été prises à ce sujet :
-
La Monuc : assurera dès
le retrait des FARDC, l’occupation et la
sécurisation de Tongo et ses environs,
de la population locale et de leurs biens.
-
Les FARDC : ne quittent pas
Tongo pour entrer dans les casernes, mais c’est
pour des nouvelles positions tactiques dans le
secteur, de manière complémentaire
avec la Monuc tel que prévu.Le Programme
Amani (le Comité Provincial de Gestion
du Nord-Kivu), qui est présidé par
le gouverneur de Province et toutes les personnes
qui sont engagées dans ce Plan de Désengagement
pourraient donc d’abord demander à
vous de la presse comme à toutes les forces
vives, de bien expliquer le bien fondé
de ce retrait, surtout du Plan de Désengagement
qui a l’avantage de pouvoir :
Premièrement : bien définir la séparation
des forces en contact.
Deuxièmement : Aider résolument
tous les membres des groupes armés signataires
de l’Acte d’engagement à aller
vers les Centres de Regroupement qui ont pour
finalité, les aider à opérer
un choix soit, d’entrer dans l’armée
à travers le brassage et l’intégration,
soit de retourner à la vie civile à
travers la réinsertion, la démobilisation.
En clair, pour la partie nationale et la Communauté
internationale, les opérations de désengagement
continuent et il appartient à chaque acteur
de remplir son rôle et les tâches
qui leurs étaient assignés par le
désengagement. Le Gouvernement de la République
démocratique du Congo représenté
au sein de la Commission Technique Mixte Paix
et Sécurité et tous les organes
du Programme Amani ne veulent ménager aucun
effort pour que ces opérations du désengagement
soient une réussite. Et il faudrait aussi
appeler tous les signataires à respecter
l’Acte d’engagement.
J’insiste sur le fait que le
retrait de Tongo ne doit pas faire paniquer qui que
ce soit. Chaque acteur doit remplir ses responsabilités
et parmi ces acteurs, pour ce cas, il y a le Gouvernement
de la République démocratique du Congo
et la Monuc.
www.provincenordkivu.org
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