Goma,
le 24-10-2008
Adoption des
différents plans au sein de la
commission
technique mixte paix et sécurité

Les groupes armés du Nord-Kivu
se sont retrouvés pour adopter les différents
plans pour opérationnaliser le désengagement
tant attendu.
Il s’agit des plans relatifs
au :
- désengagement
- DDR
- Brassage
- Restauration de l’autorité de l’Etat
Pour ainsi passer à la vitesse
supérieure, les structures provinciales de
cette commission ont été installées
ce jeudi 23-10-2008, soit 9 mois jour pour jour depuis
la signature des actes d’engagement du 23 janvier
dernier.
Le grand absent comme d’aucuns
peuvent s’y attendre, a été le
CNDP bien qu’ayant ses membres nommés
par différents arrêtés du Ministère
d’Etat chargé de l’Intérieur.
Prenant la parole, Mr. ALFA SOW représentant
la facilitation internationale, a encouragé
tous les groupes armés qui ont finalement décidé
d’enterrer la hache de la guerre au profit de
la paix. Il les a invités à sensibiliser
tous leurs membres aux fins de rejoindre les centres
de regroupement et ainsi faciliter le retour des millions
de déplacés dans leurs milieux naturels.
Pour sa part, le Professeur MASHAKO,
Coordonnateur Adjoint du Programme AMANI, en charge
de la sous-commission humanitaire et sociale a lancé
un appel vibrant à tous les groupes armés
de considérer que les enfants du Nord-Kivu
ont trop souffert. Sa commission enregistre entre
20 et 30 décès par jour dans les camps
des déplacé à la suite d’une
prise en charge insuffisante.
Chacun a été interpellé
devant ce drame humanitaire au Nord-Kivu qui dépasse
celui de DARFOUR au stade actuel.
La vice-amiral ETUMBA, coo président
de la commission technique paix et sécurité
a, quant à lui, salué la volonté
manifeste des tous les groupes armés d’ouvrir
les couloirs humanitaires en acceptant d’amener
leurs hommes dans les centres de regroupement.
Les portes restent ouvertes au CNDP
qui traîne encore les pas et qui risque de rater
le train de la paix qui a déjà démarré.

Prennent la parole, le Gouverneur
du Nord-Kivu, l’Honorable Julien PALUKU, a rappelé
que neufs mois passés depuis le 23 janvier
2008 sont à considérer comme une grossesse
ayant accouché maintenant d’un nouvel
enfant à savoir les différents plans
adoptés.
Il a poursuivi son image ne rappelant
que tous les moments durs que le programme AMANI a
traversés sont comparés comme des menaces
d’avortement qui n’aboutissent toujours
pas à l’avortement proprement dit.
Le Gouverneur de Province et Président
du Comité de gestion du Programme AMANI a salué
l’implication de la communauté internationale
et de la Monuc à travers ses différents
efforts de recherche de la paix. Il a formulé
les vœux de voir cette communauté internationale
continuer à appuyer le gouvernement congolais
et les FARDC à restaurer l’autorité
de l’Etat sur l’ensemble du territoire.
L’autorité provinciale
a salué la dernière déclaration
du conseil de sécurité de l’ONU
relative à la condamnation des propos de Mr.
Laurent NKUNDA appelant à un soulèvement
national. Il a invité l’ONU d’accompagner
cette déclaration par des mesures concrètes
pour tous les réfractaires au processus de
paix subissent la rigueur des instruments internationaux.
Le Gouverneur de Province a fini
sa communication en annonçant la détermination
des Forces Armés a découdre avec le
dossier FDLR qui ont été sommés
de déposer les armes et de rejoindre leur Rwanda
natal faute de quoi ils s’exposeront au feu
nourri des FARDC comme l’a indiqué le
porte parole de l’armée congolaise ,
le colonel KASONGA
www.provincenordkivu.org
La Rédaction
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