NOUVELLES DE LA PROVINCE DU NORD-KIVU

Goma, le 05-12-2009  

Joseph Kabila le 6 décembre au tournant de l'an 3 de son mandat de premier président élu au suffrage universel en RDC !

Il y a de perceptibles atouts qui permettent au Chef d'Etat Joseph Kabila, qui a pris suffisamment de la hauteur après de gros obstacles franchis, d'effectuer un saut décisif à l'actuel tournant des trois ans de mandat présidentiel pour conduire la RDC à laquelle il a lié son destin vers la voie de sa reconstruction et développement réels

Ce dimanche 6 décembre, jour anniversaire de l'investiture de Joseph Kabila Kabange comme Président de la République démocratiquement élu. C'est en effet le 6 décembre 2006 que le Président élu fut investi.

Ce fut jour de fête, jour faste, éclairé d'un radieux soleil dans les jardins de ce Palais de la Nation relifté - la pelouse avait été spécialement tondue. Un jour marqué par un discours prononcé devant la Nation, le Monde et l'Histoire. Un discours de vision et d'ambition pour l'avenir. Le Président a choisi ce jour anniversaire pour se rendre au Palais du Peuple et prononcer son Discours sur l'état de la Nation.

La Constitution de la République dispose que « le Président de la République (...) prononce, une fois l'an, devant l'Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès, un discours sur l'état de la Nation » (art. 77, al. 2). Cette année, le jour anniversaire de l'investiture du Président de la République tombe un dimanche. Le règlement intérieur de 1'Assemblée nationale interdisant en théorie aux Députés de se réunir un dimanche en plénière de l'Assemblée nationale, c'est logiquement lundi 7 décembre que le Président de la République s'adressera au Congrès les deux Chambres parlementaires réunies.

Dernier tour de piste pour tous

Le Discours à la Nation du 6 décembre 2009 qui sera donné le 7 décembre est très attendu: il sera celui qui ouvre le bal des échéances électorales, les locales en 2010, les Législatives et les Présidentielles en 2011. Introduisant mercredi 2 décembre à la plénière le projet de budget 2010 en vue de son examen et de son adoption, le député PPRD Albert Kutekala Kaawa, président de l'ECOFIN-Chambre basse, a failli faire couler une larme à certains de ses collègues dans l'hémicycle quand il a expliqué, d'entrée de jeu que « ce moment est solennel et, sans doute, mémorable: ce Budget est le dernier Budget de plein exercice de notre mandat ».

Puis: « Ce fut le Budget le plus âprement discuté et décortiqué. Il représente plus d'enjeux que les précédents: il est le dernier Budget pour préparer notre Bilan afin d'aller solliciter en 2011 le renouvellement de notre mandat ». Lundi 7 décembre, ce sera certainement une occasion pour le Chef de l'Etat- son discours devant le Congrès n'appelant pas de débat, aux termes de la constitution - de prendre dans l'enceinte du Palais du Peuple un bain des élus de la Nation. L'un des derniers...

Eux qui s'apprêtent tout comme lui à effectuer le dernier tour de piste, à remettre leur mandat au Peuple souverain. Quand ils reviendront l'année prochaine, ce sera déjà mars 2010 aura déjà débuté, la course pour les locales aura déjà été lancée. Que dire de cette législature qui peu à peu tend vers sa fin? Elle aura été somme toute sans histoire même si on n'a pas à ce jour trouvé toutes les réponses, qu'elle n'a pas répondu, le moins que l'on puisse dire, à toutes les promesses.

Certes, des chantiers ont été ouverts et conduits relativement à terme. C'est le cas de la paix qui peu à peu s'installe dans le pays malgré certaines poches de résistance - à l'Est encore et toujours, des peurs qui refont surface - à Dongo à l'Equateur, localité d'un district où Joseph Kabila Kabange venait de séjourner trois jours durant pour prendre lui-même des nouvelles. C'est aussi le cas du climat désormais normalisé avec les pays voisins orientaux - le Rwanda et l'Ouganda avec lesquels l'échange d'ambassadeurs a eu lieu.   

Comme jamais rarement dans ce pays et sans doute plus que certains de ses prédécesseurs (Kasa-Vubu, le M'zée Kabila), Joseph Kabila a bénéficié et bénéficie d'un contexte international favorable. Après l'éloignement des chefs mythiques qui n'aura, quoiqu'on en dise, certainement pas été piloté par Kabila, c'est le cas d'Etienne Tshisekedi parti à l'étranger pour des problèmes de santé et qui semble s'y être établi, c'est le cas de Jean-Pierre Bemba Gombo retenu à La Haye par la CPI, en attendant son sort qui ne sera pas connu avant 2010 - c'est un contexte politique nouveau - on dira un momentum -qui se met en place dans le pays.

Un contexte fait de fenêtres d'opportunités. Comment ne pas le dire? Alors qu'il commémore le jour anniversaire de son entrée en fonction, et que le pays met le cap sur les scrutins, le Président Joseph Kabila Kabange a entre ses mains, toutes les cartes pour conduire ce pays. Pour la première fois depuis son élection, après un recentrage souhaité dans tous les camps politique, la Majorité présidentielle à l'effectivité du pouvoir d'Etat dans toutes les onze provinces qui forment le pays. La seule province qui échappait à son contrôle - l'Equateur - est tombée récemment dans l'escarcelle de l'Amp depuis l'élection du gouverneur Jean-Claude Baende. L'Amp ne saurait bouder son plaisir quand de l'Equateur arrive un discours de type nouveau portant sur la nécessité de tourner la page et de regarder de l'avant pour construire, reconstruire ce pays.

Aux dirigeants de l'Alliance de la Majorité Présidentielle de saisir cette  balle au bond et d'aller de l'avant en mettant, dans ce dernier sprint, de l'engagement dans les secteurs qui fâchent: l'économie, donc la monnaie, donc les prix des produits de base, donc le social, donc les services de base: l'eau, l'électricité, la mobilité...Il s'agit de mettre/remettre les balises. Encore et toujours ce choix des hommes pour la conduite de l'action. Encore et toujours ce besoin de cohérence. Encore et toujours penser Patrie et Patriotisme. Et, de ce point de vue, la campagne Tolérance Zéro - avec ses implications portant sur une lutte volontaire contre la corruption, l'enrichissement sans cause, les crimes économiques (c'est le cas du désordre qui règne en maître dans le secteur économique et financier national), etc. - demande à être menée à terme.

Ce ne sont pas les lois qui manquent. Ce qui fait défaut ce sont les hommes pour appliquer ces lois. Aucun R-dCongolais n'aurait pu s'imaginer qu'en cinq ans, un pays post ­conflit pouvait prendre l'envol. Ce que le peuple attend c'est un grand signal -précisément la fin de la récré - un début d'envol.

Un contexte fait de fenêtres d'opportunités

Le Président, plus que jamais, est face à l'Histoire. Il est face à son destin. La solitude du pouvoir... Il a désormais tout pour passer dans l'histoire comme un très Grand Président. A ce jour, tout lui a réussi, rien ne lui a résisté. A la Chambre basse où à l'Amp contrôle une confortable majorité, aucun projet de loi n'a été repoussé même si la grogne peut avoir lieu, aucune initiative émanant de l'opposition n'a remporté une victoire, même si lors d'un débat portant sur une hiérarchie de matières qui pouvait mettre en péril l'équipe gouvernementale, il n'a manqué à l'opposition qu'une voix pour que le texte, émanant de l'opposition, passé. Jeudi 3 décembre, la tentative du Député d'opposition CCD Jean-Pierre Lisanga Bonganga de faire adopter par la Chambre basse une motion voulant offrir au sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo une terre d'accueil qui serait la R-dC en attendant son jugement à la CPI, a été contrée avec force. Jugée de bonne guerre politicienne.

Sur le sort qui accable le sénateur­ chairman, ce ne sont souvent que des larmes de crocodile que l'on voit en réalité, des éléphants de l'opposition ne désirant que... « gérer » une opinion interne qu'ils ont instrumentalisée et domestiquée, et, à l'arrivée, espérer se faire réélire. On sait combien l'ont été du fait - et du seul fait - de tel gourou… C'est clair: Joseph Kabila Kabange peut se dire à raison fier de sa majorité qui obéit au doigt et à l'oeil… Une Majorité loyale et qui n'a aucune honte à avoir.

Une Majorité qui n'a jamais franchi la ligne rouge - c'est le respect des règles du jeu - même s'il s'en est trouvé pour franchir la ligne rouge et qui n'ont pas suivi les arbitrages rendus en politique, quand on appartient à une Composante, ou on la ferme et on obéit, ou on se casse. Il est bon que ceux qui un jour s'en sont écartés, aient fait depuis reflux. La famille a besoin de tous ses enfants. La discipline de vote doit être mécanique surtout dans des pays où la démocratie doit encore s'apprendre.

Ceux qui raillent une « majorité mécanique » ont encore des choses à apprendre. Une majorité peut avoir des réclamations, faire montre de mauvaise humeur, le jour où elle cesse de fonctionner comme une majorité, le jour où elle renvoie l'un de ses membres en ralliant une thèse adverse, elle a cessé  d'avoir une âme. A la famille cependant d'éviter à tout prix une promotion des anti-valeurs, des valeurs dont la pratique doit être punies par la famille si l'idée est de sauver la famille. En clair, le plus grand nombre, l'intérêt général.. Si les occasions de friction n'ont pas manqué, à ce jour, l'Amp (ses treize partis politiques, ses Personnalités Indépendantes, ses Alliés Palu-Udémo) a, au total, effectué un parcours sans faute.

A l'heure où d'aucuns parlent recomposition, à l'heure où sonne le grand rappel des forces pour ces enjeux politiques électoraux, voici un modèle qui a marché, et qui inspire. En attendant les réglages nécessaires, Bon Anniversaire, Monsieur le Président de la République.

Justice bien rendue restaure la paix, en témoigne la reconnaissance au Chef de l'Etat du n° 1 de PARCAFRIC remis dans ses droits !

Si la justice est bien dite en RDC comme le pouvoir suprême du pays et le gouvernement y veillent dans leur campagne actuelle de réforme de ce secteur, la paix sociale en serait sauve. Ainsi il faut voir le sens des remerciements présentés par le patron de la société PARCAFRIC au Chef de l'Etat pour le jugement bien rendu le rétablissant dans ses droits inaliénables

Le président du conseil de gestion de PARCAFRIC, une entreprise de transformation du bois située dans la commune de Limete à Kinshasa, M. Florentin Kage Mwanzita, a exprimé jeudi sa gratitude au Chef de l'Etat et au ministre de la Justice, qui ont tenu à ce que le procès qu'il vient de gagner face à un autre actionnaire de cette société, M. Negro, ne soit entaché d'aucune irrégularité. M. Kage, qui s'exprimait à la presse, à l'occasion de sa réinstallation, a reconnu que même s'il n'était pas encore réinstallé après avoir été mis à l'écart de la gestion de PARCAFRIC pendant plus de 18 mois, cette victoire judiciaire constitue une étape importante parce que « la force est dans la loi ».

Il s'est également dit conscient de la difficile cohabitation avec les agents dont une grande partie, manipulée par les autres actionnaires s'est opposée à sa réinstallation. Toutefois, il a minimisé les faits en promettant de faire des comptes afin d'établir les responsabilités, avant d'indiquer que la loi prévoit des sanctions à l'endroit de tout agent et cadre compromis. C'est à la suite d'une incompréhension et d'un climat de suspicion que les coactionnaires Florentin Kage et l'expatrié Negro ont recouru à la justice pour les départager sur la gestion des comptes de l'entreprise PARCAFRIC qui emploie plus de 500 agents.

Le Soft

(DN/TH/GW/Yes)



Last edited: 04/12/2009 14:39:34

 

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